Les Raikage : les cinq dirigeants de Kumogakure

Les Raikage : les cinq dirigeants de Kumogakure

1485 mots | Temps de lecture : 7 minute(s)

VillageRaikageKumogakurePays de la Foudre

Cinq Raikage se sont succédé à la tête de Kumogakure, mais deux seulement laissent une trace dans le manga. Le Troisième pour sa résistance hors norme, le Quatrième pour sa vitesse — et parce qu'il est son fils.


La lignée des cinq

Kumogakure a connu cinq Raikage depuis sa fondation dans le Pays de la Foudre. La charge s'y transmet autrement qu'à Konoha : le village assume d'être une puissance militaire avant d'être une administration, et la force brute du chef y vaut mandat autant que la stratégie.

Les deux premiers Raikage sont à peine documentés. On sait que le Premier a fondé le village au moment où les clans se sédentarisaient, et guère plus : le manga ne leur accorde ni nom, ni technique, ni fait d'armes — un contraste net avec les fondateurs de Konoha, dont Hashirama Senju reste la figure la mieux racontée de toute la saga.

La lignée ne devient lisible qu'à partir du Troisième, et elle devient alors familiale : le Quatrième est son fils. Kumo est le seul des cinq grands villages où la succession suit ce fil de sang, là où les Mizukage de Kiri n'entretiennent aucun lien de parenté connu.

Le village se distingue par un autre choix, qu'aucun de ses rivaux n'a tenu aussi longtemps : coopérer avec ses démons à queues plutôt que les enchaîner. Yugito Nii maîtrisait Matatabi, et Killer B est allé jusqu'à négocier avec Gyûki. Deux jinchûriki stables dans le même village : le reste du monde ninja n'y est jamais parvenu.

Dans une salle au grand panneau doré gravé d'un idéogramme, un homme musclé à la peau sombre, cheveux blancs hérissés et robe blanche, est accroupi en avant ; deux ninjas se tiennent debout derrière lui et une femme en tailleur, un dossier sous le bras, attend à droite.
Le Quatrième Raikage entouré de ses gardes du corps, dans le bureau de Kumogakure.

Le Troisième, bouclier et lance

Le Troisième Raikage est la démesure faite personnage, et sa réputation tient dans un seul fait d'armes : il a tenu seul devant dix mille shinobi, trois jours et trois nuits durant, pour couvrir la retraite de ses hommes. Il en est mort d'épuisement — aucun de ces dix mille n'a réussi à l'abattre.

Sa peau passait pour impossible à percer, au point qu'on le surnommait le plus solide bouclier et la plus acérée des lances du monde ninja. Le seul homme qui l'ait jamais blessé, c'est lui-même : la cicatrice qu'il porte à la poitrine vient de sa propre technique, le Jigokuzuki, une main tendue chargée de foudre qui transperce ce qu'elle touche.

Ce détail devient décisif pendant la Quatrième Grande Guerre ninja, lorsque Kabuto le ramène par l'Edo Tensei. Face à un corps que rien n'entame, l'Alliance n'a qu'une ouverture : frapper exactement la vieille cicatrice. C'est son propre fils, guidé par Naruto, qui porte le coup.

Il laisse enfin à Kumo un héritage technique qui lui survit : la foudre noire, une variante que lui seul maniait et qu'un seul de ses élèves parviendra à reproduire.

Le même homme, torse et bras nus très musclés, parcouru d'arcs électriques bleus qui courent sur tout son corps ; une marque en forme d'éclair barre son torse.
Le Troisième Raikage sous son armure de foudre : la peau que dix mille shinobi n'ont pas entamée.

A, la vitesse faite Kage

A hérite du physique de son père et y ajoute ce qui manquait au Troisième : la vitesse. Son armure de foudre enveloppe son corps de chakra électrique, accélère ses réflexes et amortit les coups. Sur la seule pointe de vitesse, un seul homme le devançait dans toute la saga : l'Éclair jaune de Konoha, Minato Namikaze.

Son arsenal tient en peu de mouvements, tous frontaux. Le Lariat — un bras tendu lancé à pleine course dans le buste de l'adversaire — devient dévastateur quand il l'exécute en miroir avec Killer B, son frère adoptif, l'ennemi pris en tenaille entre deux masses lancées à pleine vitesse.

Au sommet des cinq Kage, A est le plus intransigeant de tous sur le cas Sasuke, et c'est là qu'il y laisse quelque chose : son bras gauche est pris par les flammes noires de l'Amaterasu, qui ne s'éteignent pas. Il ordonne l'amputation sur-le-champ et reprend le combat dans la minute — la scène dit tout du personnage.

La guerre finie, il fait ce que peu de Kage acceptent : il passe la main plutôt que de s'accrocher au chapeau, et désigne l'homme qui se tenait derrière lui depuis le début.

Deux hommes musclés se ruent de part et d'autre d'un troisième et lancent chacun un bras tendu vers lui ; celui de droite, à la peau sombre et aux cheveux blancs, porte une cape blanche, celui de gauche, en surimpression orange, a des poignées de sabres dans le dos.
Le double Lariat : A et Killer B prennent leur cible en tenaille.

Darui et la relève

Darui a passé des années à encaisser les décisions de A sans jamais élever la voix — ce qui a longtemps masqué son niveau réel. Il est pourtant le seul élève à qui le Troisième Raikage ait transmis sa foudre noire, et il y ajoute un kekkei genkai qui n'appartient qu'à lui.

Le Ranton, la libération de tempête, croise l'eau et la foudre en faisceaux qui poursuivent leur cible jusqu'à l'atteindre. Une arme de traque, là où son maître ne connaissait que la ligne droite : les deux styles disent assez bien la différence entre les deux hommes.

Cinquième Raikage après la Quatrième Guerre, il dirige un Kumo qui n'a plus de démon à queues à protéger et doit se réinventer. À l'époque de Boruto, le village qu'il transmet ressemble beaucoup moins à la place forte militaire que ses prédécesseurs avaient bâtie.

Un homme musclé aux cheveux blancs, en manteau blanc de Kage, accroupi au sol devant un grand idéogramme encadré ; deux shinobi en gilet clair se tiennent derrière lui et une femme aux cheveux blancs attend à droite.
Le bureau du Raikage, où Darui a longtemps servi avant d'en franchir le seuil à son tour.

Tableau récapitulatif

Aspect Détail
Premier — anonyme Fonde Kumogakure dans le Pays de la Foudre. Le manga ne lui accorde ni nom ni technique.
Deuxième — anonyme Aussi peu documenté que son prédécesseur : aucun fait d'armes rapporté.
Troisième Tient seul dix mille shinobi trois jours durant. Sa seule blessure est de sa propre main.
Quatrième — A Armure de foudre et vitesse extrême. Perd son bras gauche au sommet des cinq Kage.
Cinquième — Darui Libération de tempête et foudre noire. Reçoit le chapeau après la Quatrième Guerre.

FAQ

  • Combien y a-t-il eu de Raikage ?
    Cinq depuis la fondation de Kumogakure. Les deux premiers ne sont pratiquement pas documentés ; la lignée ne devient lisible qu'à partir du Troisième, dont le Quatrième est le fils direct.
  • Pourquoi le Troisième Raikage est-il réputé le plus résistant ?
    Parce que sa peau résistait à tout ce qu'on lui a opposé. La seule blessure qu'il ait jamais reçue, la cicatrice de sa poitrine, vient de sa propre technique, le Jigokuzuki. C'est exactement là que ses adversaires devront frapper.
  • Comment le Quatrième Raikage a-t-il perdu son bras gauche ?
    Au sommet des cinq Kage. Son bras est pris par les flammes noires de l'Amaterasu de Sasuke, qui ne s'éteignent pas. A ordonne l'amputation sur-le-champ et reprend le combat dans la foulée.
  • Qui est le Cinquième Raikage ?
    Darui, l'ancien bras droit du Quatrième. Il manie la libération de tempête et la foudre noire héritée du Troisième, et reçoit le chapeau après la Quatrième Grande Guerre ninja.
  • Pourquoi Kumo a-t-il réussi là où les autres villages ont échoué avec les bijû ?
    Kumo a fait le pari de la coopération plutôt que de la contrainte. Yugito Nii maîtrisait Matatabi, et Killer B est allé jusqu'à s'entendre avec Gyûki — un cas unique parmi les jinchûriki avant Naruto.

En résumé

Kumogakure se raconte en deux hommes plutôt qu'en cinq. Le Troisième pour ce qu'il a encaissé, le Quatrième pour ce qu'il a rendu — et le second est le fils du premier, ce qui fait de Kumo le seul grand village à avoir transmis le chapeau de père en fils. Les deux premiers Raikage restent des noms sans visage, et Darui hérite d'un village qui doit apprendre à ne plus se définir par sa seule force de frappe.

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