Daimyô : les seigneurs civils au-dessus des villages cachés
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2015 mots | Temps de lecture : 10 minute(s)
UniversDaimyôPays du FeuPolitique ninja
Le daimyô est le seigneur d'un pays, au-dessus du village caché qu'il finance. Il fixe le budget annuel, accorde ou retire des privilèges, et peut trancher la nomination d'un Kage quand le siège est vacant. Ce pouvoir civil explique autant la stabilité de Konoha que la rancune de Suna.
Sommaire
Le pouvoir civil des pays
Le terme daimyô s'écrit 大名 et signifie littéralement « grand nom ». Il désigne le dirigeant politique d'un pays, jamais un ninja. Dans le monde de Naruto, les pays fonctionnent comme des monarchies : un seigneur au sommet, un village caché qui sert de centre militaire. Le daimyô tranche tout ce qui engage son territoire, des alliances au budget annuel, jusqu'aux privilèges accordés à ce village.
Le partage des rôles est net. Le seigneur gouverne, le Kage commande les shinobi. Les chefs de village sont d'ailleurs présentés comme des généraux qui se tiennent à égalité avec les seigneurs de leurs pays. Deux autorités, deux légitimités, un seul territoire : la friction est structurelle.
Un daimyô réside dans la capitale de son pays, entouré en permanence de serviteurs et de conseillers, souvent décrits comme hautains envers la population. Gengo leur impute l'essentiel des guerres du monde ninja : les seigneurs se querellent entre eux, puis envoient des shinobi régler l'affaire. Ne voyant jamais un champ de bataille, ils recommencent.
Leur personne a une valeur politique énorme. Kisame Hoshigaki a été déclaré déserteur en partie pour avoir participé au meurtre du daimyô d'un autre pays. Pendant la Quatrième Grande Guerre ninja, les cinq seigneurs ont bénéficié d'une protection spéciale de l'Alliance shinobi, regroupés dans un refuge gardé, avant d'être piégés par le Tsukuyomi infini comme le reste du monde.

Qui paie le village caché
Un village caché vit de deux ressources. La première tient aux missions : il forme ses habitants au métier de ninja dès l'enfance, puis loue cette main-d'œuvre, du simple désherbage de jardin aux contrats les plus lourds. La seconde est un budget régulier versé par le pays, contrepartie de son rôle d'armée en cas de guerre.
Ce second poste dépend entièrement du seigneur. Sakura Hiden en donne une illustration très concrète : le Sixième Hokage vient discuter du budget annuel de Konoha et tente d'obtenir une rallonge pour le dispositif de suivi psychologique des enfants monté par Sakura. Kido Tsumiki plaide pour affecter la somme aux Anbu ; le daimyô s'en remet à Homura Mitokado, qui tranche contre le Hokage.
L'examen chûnin joue le même rôle de vitrine. Les épreuves communes présentent les jeunes talents aux commanditaires et servent de terrain de paris, auxquels les daimyô participent volontiers. Un village dont les shinobi brillent reçoit davantage de demandes de missions ; l'inverse est tout aussi vrai. Les observateurs présents peuvent même faire promouvoir un genin quel que soit son classement final.
Le Pays du Vent montre ce qui arrive quand le robinet se ferme. Son daimyô, économe, a réduit le financement de Suna et confié quantité de missions à Konoha, moins chère. Les shinobi du Vent y ont vu une volonté de les liquider. Ils se sont alliés à Orochimaru et ont participé à l'attaque de Konoha, dans l'espoir de faire peur à leur propre seigneur. Il a été remplacé avant la deuxième partie.

Nommer, valider, démettre
À Konoha, la règle ordinaire veut que le Hokage désigne lui-même son successeur. Elle cesse de s'appliquer s'il meurt ou se retrouve hors d'état de gouverner. La décision remonte alors au daimyô du Pays du Feu.
Il ne tranche pas seul. Le seigneur s'entoure de son comité, du Conseil de Konoha, du commandant des jônin et d'un représentant des Anbu. Une fois le candidat retenu, l'ensemble des jônin du village doit encore l'accepter avant l'investiture. Deux verrous : l'un civil, l'autre militaire.
L'affaire Danzô Shimura montre le mécanisme grippé. Tsunade dans le coma après l'assaut de Pain, le daimyô penche d'abord pour Kakashi, recommandé par Shikaku Nara comme fils du Croc Blanc et élève du Quatrième. Danzô renverse la table en imputant les malheurs de Konoha à son idéologie de la bienveillance, se propose lui-même et emporte la décision. Tué par Sasuke avant la réunion des jônin, il ne sera jamais officiellement Hokage.
Le pouvoir inverse existe aussi : le daimyô peut démettre un Kage jugé inapte, avec l'appui de son chambellan et des conseillers du village. La procédure n'a pourtant rien d'universel. À Kumo, le Quatrième Raikage a succédé à son père de façon automatique, en vertu d'une décision prise des années plus tôt.

Le seigneur du Pays du Feu et sa garde
Le daimyô du Pays du Feu des deux premières parties est un portrait d'indécision. Versatile, il laisse ses conseillers faire le travail quand il faut trancher vite : celui qui convainc le mieux l'emporte. Il appréciait Jiraya, choisi comme Hokage lors de la réunion d'urgence tenue après la mort du Troisième, et se disait impressionné par la réputation de Kakashi. Sa maison irrigue jusqu'au quotidien du village : son épouse, Madame Shijimi, possède le chat Tora, dont les fugues occupent l'équipe 7 puis l'équipe d'Ebisu.
Sa sécurité relevait des Douze Ninjas Gardiens, Shugonin Jûnishi en japonais. Douze shinobi d'élite recrutés dans tout le Pays du Feu, avec une seule mission : protéger le seigneur, au prix de leur vie. On les reconnaissait à la pièce d'étoffe portée à la taille, frappée du kanji « Feu ».
Le corps a explosé de l'intérieur. Environ deux ans après l'attaque du Kyûbi, six gardiens menés par Kazuma jugent les ressources militaires du pays gaspillées sur Konoha. Ils veulent réunifier le Pays du Feu sous la seule autorité du daimyô, quitte à renverser le Hokage et à détruire le village. Le seigneur refuse net et lance contre eux les six loyaux : Asuma Sarutobi, Chiriku, Kitane, Nauma, Tôu et Seito.
Seuls Asuma et Chiriku sont connus pour avoir survécu à l'affrontement ; Kazuma s'en est tiré lui aussi et est passé dans l'ombre. Le corps a fini par être dissous, mais sa réputation a survécu à sa disparition : 35 millions de ryôs de prime sur la tête d'Asuma, 30 millions sur celle de Chiriku. C'est cet argent qui a mis Hidan et Kakuzu sur leur piste.

Tableau récapitulatif
| Aspect | Détail |
|---|---|
| Titre | Daimyô (大名), littéralement « grand nom ». Seigneur d'un pays, au plus haut degré du pouvoir politique. |
| Prérogatives | Alliances, budget annuel du pays, privilèges accordés au village caché. |
| Nomination d'un Kage | À Konoha, la décision lui revient si le Hokage meurt ou est hors d'état ; les jônin doivent ensuite valider. |
| Conseillers | Son comité, le Conseil de Konoha, le commandant des jônin, un représentant des Anbu. |
| Garde rapprochée | Les Douze Ninjas Gardiens du Pays du Feu, étoffe de taille marquée du kanji « Feu ». |
| Cas du Pays du Vent | Financement de Suna réduit, missions confiées à Konoha : rancune du village et alliance avec Orochimaru. |
FAQ
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Le daimyô est-il plus puissant qu'un Kage ?Politiquement, il détient le budget, les privilèges et parfois la nomination. Mais les chefs de village sont présentés comme se tenant à égalité avec les seigneurs, en qualité de généraux chargés des affaires shinobi. Le rapport tient de l'équilibre, pas de la hiérarchie simple.
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Qui choisit le Hokage ?Le Hokage en poste désigne normalement son successeur. S'il meurt ou devient incapable de gouverner, le daimyô du Pays du Feu tranche, conseillé par son comité, le Conseil de Konoha, le commandant des jônin et un représentant des Anbu. Les jônin du village doivent ensuite approuver le choix.
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Que s'est-il passé quand le daimyô du Pays du Vent a coupé le budget de Suna ?Économe, il a réduit le financement de son village caché et confié quantité de missions à Konoha, jugée moins chère. Les shinobi du Vent y ont vu une volonté de les liquider : ils se sont alliés à Orochimaru et ont participé à l'attaque de Konoha, dans l'espoir d'effrayer leur propre seigneur. Le daimyô a été remplacé par un autre avant la deuxième partie de l'histoire.
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Qui étaient les Douze Ninjas Gardiens ?La garde rapprochée du daimyô du Pays du Feu : douze shinobi d'élite venus de tout le pays, reconnaissables à l'étoffe de taille marquée du kanji « Feu ». Asuma Sarutobi et Chiriku en ont fait partie avant la dissolution du corps.
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Un daimyô peut-il révoquer un Kage ?Oui. Il possède l'autorité de démettre un Kage jugé inapte à ses fonctions, opération menée avec l'aide de son chambellan et des conseillers du Kage concerné.
En résumé
Le daimyô n'est donc pas un décor protocolaire. Il tient le robinet financier, valide les grandes orientations et, dans les moments de vide au sommet, choisit celui qui dirigera le village. Ce pouvoir peut se retourner contre les shinobi, comme Suna en a fait l'amère expérience, mais il peut aussi servir la paix : dans la nouvelle ère, Ikkyû Madoka, seigneur du Pays du Feu au tempérament d'homme d'affaires, a convaincu Danjô, son homologue du Pays de la Terre, de renoncer à ses vues sur le Pays des Fleurs, écartant le risque d'une Cinquième Grande Guerre ninja.
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