Sasuke Retsuden : la prison de Redaku et le détenu Jiji

Sasuke Retsuden : la prison de Redaku et le détenu Jiji

4273 mots | Temps de lecture : 22 minute(s)

ArcRésurrectionJiji

À Redaku, une archive vieille de plusieurs siècles sert aussi de prison. Cet article décrit le pays isolé qui l’abrite, puis retrace le parcours de Jiji, ninja de Sunagakure devenu le détenu n° 544. Il détaille le ninjutsu de réincarnation de Redaku — ses six signes, son sacrifice vivant, sa règle de contrôle — et les quatre points qui le séparent de l’Edo Tensei. Il relève enfin ce qui change entre le roman, le manga et l’anime.

Un roman paru en 2019 envoie Sasuke Uchiha se faire incarcérer sous le matricule 487 dans une prison de montagne, à plus de deux semaines du Pays du Feu, pour y chercher le remède à la maladie de Naruto. Sakura s’y infiltre de son côté comme medic-nin de l’infirmerie, et le gardien qui patrouille l’Institut est un dinosaure ressuscité.


Le Pays de Redaku et son institut devenu prison

Le Pays de Redaku est un petit pays de montagne installé dans une vallée que ses fondateurs ont volontairement isolée : ils estimaient qu’avoir des voisins mène tôt ou tard à la guerre. Il ne partage donc de frontière avec personne, et il faut plus de deux semaines pour l’atteindre depuis le Pays du Feu. Le pays n’a aucune armée permanente et la plupart de ses habitants n’ont jamais connu le moindre affrontement physique : les jutsu y passent pour une magie impossible et les récits de shinobi pour des contes.

L’Institut de recherche astronomique se dresse haut dans les montagnes, juste au-delà de la frontière nord du pays. Il a été fondé par Janmâru-Tataru, contemporain du Sage des Six Chemins, comme un refuge pour la recherche ; des siècles plus tard, il sert de prison aux criminels de Redaku. Les cellules y sont nues, les vêtements ne protègent pas du froid, la nourriture n’a guère de valeur nutritive, et tous les détenus creusent la carrière quel que soit leur âge ou leur état de santé.

🛏️ Les cellules de l’Institut de recherche astronomique sont nues et rien n’y adoucit la nuit en haute montagne ; sur ton lit à toi, nos housses de couette Naruto règlent la question autrement.

Sasuke Uchiha n’y est pas arrivé par accident : il s’y est fait enfermer sous le matricule 487. Naruto Uzumaki souffre d’une maladie que Hagoromo, le Sage des Six Chemins aurait connue avant lui et dont il aurait guéri à l’Institut, grâce aux « particules polaires » tirées d’une météorite. Sakura s’y infiltre de son côté comme nouveau médecin de l’infirmerie, après avoir constaté que ses faucons messagers n’atteignaient jamais leur destination.


Le détenu n° 544 et sa légende de couverture

Jiji est présenté aux autres prisonniers comme le détenu n° 544, condamné pour un vol de nourriture. La version est fausse. Il était à l’origine un ninja de Sunagakure : quelques années avant les événements de Sasuke Retsuden, le Premier ministre de Redaku, en tournée dans la région, l’a engagé pour venir former une armée de ninja dans un pays historiquement pacifique et sans expérience du combat. Jiji s’installe alors dans une chambre du palais royal, à la capitale.

Une servante du palais, Margo, est chargée de s’occuper de lui. Les deux tombent amoureux et Jiji décide d’abandonner la vie de ninja pour rester auprès d’elle. Le Premier ministre finit par découvrir leur liaison : plutôt que de la punir, il propose de la laisser durer à une condition, que Jiji passe un an au service du chercheur Zansûru. Jiji accepte et promet à Margo de revenir au bout de cette année-là, sans lui dire ce qu’il allait y faire.

En cellule, il joue le détenu bavard et cordial. Il accueille Sasuke, lui présente Penjira et Ganno, l’avertit de la sévérité du règlement et simule des blessures pour échapper à la carrière. Rien de tout cela n’est spontané : cette sociabilité était une façade destinée à espionner les autres prisonniers pour le compte de Zansûru. En parallèle, Jiji cherchait discrètement les particules polaires, sans jamais parvenir à tirer des documents de l’Institut l’endroit où elles étaient cachées.

Deux hommes en veste beige zippée devant un mur de béton gris ; l'un, brun aux cheveux mi-longs dont la mèche couvre un œil, regarde droit devant lui, l'autre, blond à la queue-de-cheval haute et aux tempes rasées, le fixe de profil.
Jiji, présenté aux autres prisonniers comme le détenu n° 544, interroge Sasuke Uchiha sur son mariage avec Sakura : sa cordialité de codétenu était une façade destinée à espionner pour le compte de Zansûru.

Le faux certificat de décès

Au terme de l’année, Menô reste la seule créature ressuscitée et Jiji se prépare à repartir. Juste avant son départ, on lui apprend que Margo est morte, emportée par une épidémie dans la capitale ; le Premier ministre lui fait même parvenir une copie du certificat de décès. Tout est faux, et le mensonge vient du directeur lui-même : c’est Zansûru qui a demandé au Premier ministre de fabriquer le document pour appuyer sa version.

Jiji perd toute volonté de vivre : il tient la mort de Margo pour sa faute, persuadé que rien ne serait arrivé s’il était resté auprès d’elle. Zansûru lui propose alors un marché : la technique qui a ramené Menô peut aussi ramener Margo. Si Jiji reste jusqu’à ce que l’armée de dragons soit complète, Zansûru se chargera de retrouver le corps. C’est à ce moment que Jiji découvre le projet d’armée, et il déclare que cela lui est égal.

Margo, elle, allait parfaitement bien. Le Premier ministre l’avait affectée au prince Nanara, envoyé au village de Nagare, où elle faisait la cuisine, le ménage et recrutait les précepteurs que les farces du garçon faisaient fuir. Elle ignorait tout des mensonges servis à Jiji. Ce départ arrangeait le Premier ministre : ce sont lui et ses alliés qui avaient convaincu la reine Manari d’éloigner son frère du palais, en faisant valoir qu’il était trop jeune pour y grandir. Nanara voyait bien que sa sœur était manipulée par ses conseillers.


Zansûru, un directeur sans chakra de ninja

Zansûru dirigeait l’Institut. Archéologue de formation, il y avait passé des années à étudier les fossiles de dinosaures que l’on déterre couramment aux alentours, et c’est en dépouillant les archives du lieu qu’il a appris à ramener les morts. Son projet : constituer avec ces fossiles une armée immortelle au service du Premier ministre. Un obstacle demeurait, et il était de taille, car la résurrection réclame une quantité de chakra que seul un shinobi possède.

Zansûru n’était pas ninja. Il l’a parfois prétendu, mais ses réserves étaient celles d’un homme ordinaire, ce que Sasuke finit par vérifier au Sharingan avant d’en déduire que quelqu’un d’autre anime les créatures. Son œil gauche était une prothèse de verre — un dispositif technologique dans l’anime — assez convaincante pour que presque personne ne l’ait jamais remarquée. Elle le rendait insensible aux genjutsu oculaires et fait échouer le seul genjutsu que Sasuke tente sur lui. Le roman lui prête tout de même un bref usage du Futon, pour maintenir en l’air un dinosaure volant.

Sa méthode de gouvernement tenait dans le spectacle : il se satisfaisait des exécutions publiques menées par Menô, sachant qu’elles décourageaient les évasions. Il entreposait les fossiles dans une salle secrète accessible depuis son seul bureau, où il élevait aussi les poules destinées aux sacrifices. Il meurt de son propre ordre : juché sur un dinosaure volant, il lui en donne un nouveau, qui annule mécaniquement le précédent — le porter — et le précipite au sol. Dans le roman il lui commande de dégager le Titan embourbé, dans l’anime de fuir Sasuke.

Dans une salle claire aux fenêtres et bancs de bois, un homme brun en tenue beige se penche en avant, dents serrées, son œil visible viré au rouge vif, face à un homme aux longs cheveux rouges portant des lunettes sans monture et une vareuse blanche à col montant, qui reste immobile et légèrement souriant.
Le seul genjutsu que Sasuke tente sur Zansûru échoue : le directeur de l'Institut n'a pas de chakra de ninja, mais son œil gauche est une prothèse insensible aux genjutsu oculaires.

Menô, le gardien ressuscité de l’Institut

Menô était un dinosaure qui vivait à Redaku il y a des millions d’années et qui est mort encore juvénile. Les marécages du pays ont conservé ses restes, devenus fossiles, avant que le relief ne se soulève en une chaîne de montagnes dont les sommets livrent aujourd’hui ces ossements. Zansûru et Jiji l’ont ressuscité en premier, à titre d’essai, et lui ont donné ce nom qui s’écrit 瑪瑙 et signifie « agate ».

Le roman le décrit comme un grand lézard bipède à la peau épaisse couverte de cornes, aux crocs coniques et aux griffes acérées : quatre-vingts centimètres de haut, plus de deux mètres du museau au bout de la queue. Zansûru l’identifie comme un « Tirano » ; le manga et l’anime le dessinent plutôt en vélociraptor, avec une bande bleue sur les flancs. Ses pattes, comparées à des ressorts, lui font franchir des dizaines de mètres d’une seule foulée.

Ses griffes portent un poison qui coupe le système circulatoire de chakra jusqu’à l’immobilisation complète, mais temporaire, de sa victime ; il se retire volontairement après avoir griffé, pour laisser le produit agir. Immortel, il n’a besoin ni de manger ni de dormir et patrouille sans interruption. Les gardiens avaient fini par ne plus verrouiller les cellules et les faucons messagers ne passaient plus sans le tissu rouge d’autorisation. Sasuke le prend d’abord pour une invocation.

🔑 Menô patrouille sans jamais dormir, et les gardiens avaient fini par ne plus verrouiller les cellules de l'Institut ; chez toi, aucun dinosaure immortel ne monte la garde, alors accroche tes clés à un de nos porte-clés Naruto.

Un dinosaure bipède vert olive à la gueule grande ouverte sur des dents coniques et un œil jaune, une large bande bleu marine bordée de blanc courant du museau au flanc, longue queue tendue à l'horizontale et grandes griffes noires recourbées, devant de gros piliers métalliques cylindriques dans la pénombre.
Zansûru identifie Menô comme un « Tirano », mais le manga et l'anime le dessinent en vélociraptor, avec cette bande bleue sur les flancs.

Le ninjutsu de réincarnation de Redaku

La technique n’a pas de nom officiel : elle est seulement rangée parmi les ninjutsu de réincarnation, sous l’appellation de ninjutsu de réincarnation de Redaku. Elle figure parmi les nombreux sujets consignés à l’Institut, archive de connaissances vieille de plusieurs siècles pour le pays. Zansûru en a déchiffré assez pour l’apprendre, mais, n’étant pas ninja, il a recruté Jiji pour l’exécuter à sa place.

Le mécanisme est décrit avec précision. L’utilisateur convoque l’âme d’un dinosaure à partir de ses restes fossilisés et la place dans le corps d’un sacrifice vivant : une poule, l’un des plus proches parents actuels des dinosaures. Poussière et cendres enveloppent alors l’animal et lui rendent la taille et l’apparence qu’il avait de son vivant. Le corps réincarné conserve toutes les aptitudes physiques d’autrefois. Six signes de mains l’amorcent : Rat, Bœuf, Singe, Tigre, Sanglier, Dragon — les mêmes qui, refaits, libèrent les âmes.

Le contrôle obéit à des règles que le récit exploite jusqu’au bout. Les informations recueillies par une créature remontent instantanément à celui qui la dirige, et ce dernier peut lui transmettre du chakra pour la renforcer. Ce contrôle peut être cédé à quelqu’un qui n’est pas l’utilisateur, comme Jiji le fait pour Zansûru, mais ce tiers ne peut pas donner d’ordre complexe et chaque nouvel ordre annule le précédent, sans égard aux conséquences. À sa mort, les derniers ordres de l’utilisateur d’origine reprennent effet.

Dans un lieu rocheux et sombre éclairé par trois torches sur pied, une immense gerbe de lumière bleue et blanche éclate en étoile derrière deux silhouettes vues de dos, tandis que de longues formes noires barrent le premier plan en diagonale.
Le ninjutsu de réincarnation de Redaku à l'œuvre : Zansûru en avait déchiffré assez pour l'apprendre, mais, n'étant pas ninja, il a recruté Jiji pour l'exécuter à sa place.

Ce qui le sépare de l’Edo Tensei

Sasuke croit d’abord avoir affaire à l’Edo Tensei. Zansûru soutient de son côté que la Réincarnation du Monde Impur n’est qu’une variante régionale de la technique de Redaku. Le lien entre les deux existe bel et bien : quelques décennies plus tôt, Orochimaru était venu étudier ces recherches à l’Institut, y avait volé des documents parmi les plus précieux, et s’est servi de ce qu’il avait appris pour perfectionner la technique de Tobirama Senju.

Les différences sont documentées. Aucun talisman n’est placé dans les crânes, contrairement à ce que fait la Réincarnation du Monde Impur, et le moyen par lequel l’utilisateur garde la main sur ses créatures n’est jamais explicité. Surtout, là où les humains ressuscités par l’Edo Tensei ne paraissent pas affectés par leurs blessures, les créatures de Redaku ressentent la douleur : ne pouvant pas mourir, ce sont elles qui endurent des plaies normalement mortelles jusqu’à la fin de la cicatrisation.

Ce point sépare aussi les supports. Dans le roman, le corps réincarné est immortel et se répare indéfiniment, les brûlures mettant seulement plus de temps que le reste à disparaître. L’anime retire l’essentiel de cet avantage : les créatures y saignent et peuvent être tuées si les dégâts sont assez sérieux. L’anime déplace aussi la réplique du directeur, puisque Zansûru y ignore ce qu’est la Réincarnation du Monde Impur quand Sasuke la lui cite.


Comment Sasuke reprend Menô à Jiji

Les deux premières rencontres tournent mal. Le genjutsu du Sharingan n’a aucun effet : Menô titube un instant, puis bondit. Sasuke le repousse, façonne une dague de glace, lui tranche des griffes et le transperce au torse — puis le retrouve intact le lendemain matin. À la deuxième tentative, il essaie même le Rinnegan, sans plus de résultat ; une simple éraflure suffit à l’empoisonner, et c’est Sakura qui le tire de là.

Le contrôle de l’utilisateur résiste aux genjutsu ordinaires. Sasuke envisage alors Amaterasu, dont les flammes inextinguibles immobiliseraient les créatures, puis y renonce : incapables de mourir, elles souffriraient tout le temps que mettrait le feu à les détruire. Il se souvient en revanche d’Itachi qui, ramené par la Réincarnation du Monde Impur, avait écrasé le contrôle de son invocateur avec un genjutsu assez puissant. Le principe, à défaut de l’outil, lui paraît transposable.

Ce qui fonctionne tient en quelques gestes. Sasuke change le ton de sa voix, soigne les brûlures que Menô a rapportées d’une lanterne renversée — de l’eau, puis du vent pour la figer en glace apaisante — et ne fuit pas quand la créature finit par lui mordre le bras. Il lui propose enfin de la renvoyer à l’au-delà paisible dont on l’a tirée. Le genjutsu prend alors, et Sasuke y injecte son chakra pour supplanter durablement le contrôle de Jiji.

🏮 Une lanterne renversée avait brûlé Menô, et c'est en soignant ces brûlures que Sasuke a fini par le rallier ; sur ta table de nuit, nos lampes Naruto tiennent debout et ne mordent personne.

Dans une carrière rocheuse en plein jour, un dinosaure bipède vert clair à bande bleu marine bordée de blanc pose ses deux pattes avant griffues sur les épaules d'un homme brun en tenue beige vu de dos, gueule ouverte à hauteur de sa tête ; une large plaie marque le flanc de l'animal.
Menô finit par se rallier à Sasuke : celui-ci a soigné ses brûlures et n'a pas fui devant lui, jusqu'à ce que le genjutsu prenne et supplante durablement le contrôle de Jiji.

Le dénouement et l’état des trois versions

La nuit de l’attaque, Jiji poignarde Sakura dans le dos avec un kunai empoisonné, lui prend le contenant de particules polaires qu’elle vient de localiser et la laisse sous un bâtiment qui s’effondre. Il ignore qu’elle lui a posé un sceau au poignet dès sa première visite à l’infirmerie : elle avait aussitôt jugé qu’il avait trop de chakra pour un détenu ordinaire. Le piège enterré qu’elle relie à ce sceau lui cloue les pieds au sol.

Sasuke arrive avec Menô et lui montre la lettre de Kakashi Hatake : le Premier ministre a été renversé par le prince Nanara, aidé par une servante nommée Margo. Jiji comprend qu’il a été manipulé, refait les signes et libère toutes les âmes. Celle qui allait fondre sur Sakura s’attarde : dans le roman elle se retourne contre Jiji et lui tranche la gorge, dans l’anime il s’interpose pour protéger Sakura et se fait mordre. Elle le soigne malgré sa demande de le laisser mourir.

Trois versions coexistent. Le roman de Jun Esaka, illustré par Masashi Kishimoto, est paru le 2 août 2019 ; l’adaptation en manga, dix chapitres illustrés par Shingo Kimura, a débuté le 23 octobre 2022 dans Shônen Jump+ ; l’anime en a tiré le vingt-cinquième arc de Boruto, des épisodes 282 à 286. Les fins divergent : le roman s’arrête sur Shikamaru annonçant que Naruto risque de perdre définitivement l’usage du chakra, quand l’anime le montre rétabli à Konoha.

Sous un ciel nocturne étoilé et nuageux, un homme aux longs cheveux rouges, lunettes sans monture et vareuse blanche à col montant se tient de profil, mâchoire crispée, devant un homme blond à queue-de-cheval haute et tempes rasées en veste beige ; deux grands reptiles aux ailes membraneuses planent derrière eux.
Jiji et Zansûru attaquent l'Institut avec les créatures ressuscitées : c'est cette nuit-là que Jiji poignarde Sakura, avant de refaire les signes et de libérer toutes les âmes.

Tableau récapitulatif

Aspect Détail
Nom Jiji (ジジ), présenté comme le détenu n° 544 de l’Institut de recherche astronomique
Origine Ninja de Sunagakure — déserteur selon l’anime —, engagé par le Premier ministre du Pays de Redaku pour y former une armée de ninja
Affiliation Zansûru, directeur de l’Institut, et le Premier ministre de Redaku ; par la suite, aide du roi Nanara
Technique Ninjutsu de réincarnation de Redaku, jutsu sans nom officiel — six signes : Rat, Bœuf, Singe, Tigre, Sanglier, Dragon
Armes et capacités Kunai enduit d’un poison propre à Redaku qui coupe le système circulatoire de chakra ; Mur de Terre ; contrôle de dizaines de créatures ressuscitées
Créature associée Menô (瑪瑙, « agate »), dinosaure juvénile, quatre-vingts centimètres de haut et plus de deux mètres de long
Proches Margo, servante du palais royal ; cellule partagée avec Sasuke Uchiha, Penjira et Ganno
Débuts Roman Sasuke Retsuden (2 août 2019) ; manga Sasuke Retsuden chapitre 2 ; anime Boruto épisode 282
Adaptations Roman de Jun Esaka illustré par Masashi Kishimoto ; manga en dix chapitres illustré par Shingo Kimura (Shônen Jump+) ; arc 25 de l’anime Boruto, épisodes 282 à 286
Sort final Blessé au moment où il libère les âmes — égorgé par un dinosaure dans le roman, mordu en protégeant Sakura dans l’anime —, soigné par Sakura contre son gré, puis retrouvailles avec Margo et service auprès du roi Nanara

FAQ

  • Le ninjutsu de réincarnation de Redaku est-il l’Edo Tensei ?
    Non, même si Sasuke s’y trompe d’abord. Les deux se ressemblent assez pour que le directeur de l’Institut renverse la hiérarchie et fasse de la technique de Tobirama la déclinaison locale de la sienne. Quatre marqueurs les séparent : pas de talisman glissé dans les crânes, un sacrifice vivant qui est une poule, des créatures qui souffrent de leurs plaies, et un mode de contrôle jamais explicité. La passerelle historique entre les deux s’appelle Orochimaru.
  • Jiji meurt-il à la fin de Sasuke Retsuden ?
    Non. Il est gravement blessé au moment où il libère les âmes et demande à Sakura de le laisser mourir ; elle refuse et le soigne. Un an plus tard, il sert d’aide au roi Nanara aux côtés de Margo et le guide sur le site de l’Institut, où le roman fait déposer des fleurs devant un monument aux soixante-deux détenus tués.
  • Pourquoi Sasuke se laisse-t-il enfermer dans cette prison ?
    Parce que Naruto est atteint d’une maladie qui détériore son système circulatoire de chakra. L’anime résume le point de départ dès l’épisode 282 : Kurama a révélé à Naruto que le Sage des Six Chemins avait souffert du même mal, les archives ont montré qu’il s’était rétabli en séjournant à l’Institut de recherche astronomique, et Kakashi a été envoyé sur place. L’Institut servant aussi de prison, Sasuke s’y fait incarcérer sous le matricule 487.
  • Menô est-il un dragon ou un dinosaure ?
    Un dinosaure. À Redaku, « dragon » est simplement le mot courant pour les fossiles que l’on déterre au sommet des montagnes, et l’usage a suivi jusque dans les dialogues. Menô est mort à l’état juvénile, d’où sa petite taille face aux autres créatures : Zansûru croit ce handicap décisif quand il affronte un adulte de son espèce, avant que le chakra de Sasuke ne renverse le rapport de force.
  • Les créatures ressuscitées sont-elles vraiment immortelles ?
    Cela dépend du support. Le roman leur accorde une régénération sans limite, quelle que soit la gravité du coup, les brûlures traînant plus longtemps que les autres plaies. L’anime rabote largement cet acquis, puisque les créatures y saignent et succombent à des dégâts suffisants. Dans les deux cas elles éprouvent la douleur, ce qui pousse Sasuke à éviter de les blesser.
  • Que devient Zansûru ?
    Il meurt en vol, de sa propre imprudence. N’étant pas l’invocateur d’origine, il ne peut donner qu’un ordre à la fois à sa monture, et le nouveau chasse l’ancien — y compris celui de le porter. Le roman le fait ordonner de dégager le Titan embourbé, l’anime de fuir Sasuke ; dans les deux cas le dinosaure obéit et Zansûru meurt à l’impact. Les créatures repassent alors sous les derniers ordres de Jiji.

En résumé

Une technique, trois versions et un contrôle qui change de mains. Zansûru tient Jiji par un faux certificat de décès, Jiji tient des dizaines de créatures qui ressentent la douleur, et Sasuke reprend Menô en le soignant avant d’y poser son genjutsu.

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