Mei Terumî : la Cinquième Mizukage

Mei Terumî : la Cinquième Mizukage

3990 mots | Temps de lecture : 19 minute(s)

PersonnageKageKirigakure

Deux kekkei genkai pour une seule kunoichi : une anomalie. Le portrait de Mei Terumî suit la Cinquième Mizukage sur quatre fronts : la réformatrice qui a soldé l'ère du Village de la Brume Sanglante, la Lave corrosive du Yôton, la vapeur acide du Futton, puis son rôle de Kage pendant la Quatrième Grande Guerre. De quoi comprendre pourquoi Kirigakure a changé de visage sous son autorité, et pourquoi ses deux pouvoirs restent parmi les plus rares du monde ninja.

Deux kekkei genkai à elle seule et une mission : effacer l'ère sanglante de son village : Mei Terumî, la Cinquième Mizukage, est l'une des dirigeantes les plus puissantes de Naruto. Portrait d'une réformatrice au pouvoir corrosif.


Vers neuf ans, l'académie de Kiri qui tuait

Le quatrième databook, pages 186-187, donne un chiffre qui situe l'enfance de Mei Terumî : c'est vers neuf ans qu'elle a dû subir le rituel de diplôme de l'académie de Kirigakure. À cette époque, y obtenir son diplôme ne consistait pas à réussir un examen mais à combattre ses camarades jusqu'à la mort, seuls les survivants accédant au rang de shinobi. Le but affiché de la pratique était d'éradiquer l'émotion au profit de l'efficacité au combat. Elle ne fut abandonnée qu'après qu'un jeune Zabuza Momochi eut massacré une promotion entière, scène rapportée au chapitre 14, pages 5 à 7.

Le roman Kakashi Hiden : Lightning in the Icy Sky ajoute une précision qui change la lecture de ce rituel : il ne s'appliquait qu'aux familles annexées par Kirigakure après avoir été vaincues au combat. Puisque Mei y a participé, on en tire que sa famille comptait parmi celles que le village avait conquises. La nuance mérite d'être posée franchement : le raisonnement est une déduction adossée à un roman, et non un fait que le manga établirait de lui-même.

Le roman Sasuke Shinden résume ces années d'une formule : ayant traversé les jours sombres de la Brume Sanglante, elle s'est battue couverte du sang des autres et du sien pour le compte du village. Ce passé éclaire sa sécheresse dès qu'Ao s'attarde sur l'ancien temps : au chapitre 456, page 14, elle lui rappelle que le cauchemar du Quatrième Mizukage est terminé depuis longtemps et qu'il peut cesser de parler du bon vieux temps.

Dans une brume grise, un enfant maculé de rouge se tient debout au milieu de formes étendues au sol.
Le rituel de diplôme de Kiri : les élèves s'entre-tuaient. Mei y est passée vers neuf ans.

La réformatrice de Kiri

Mei Terumî devient la Cinquième Mizukage de Kirigakure après la fin du règne de Yagura Karatachi, qu'elle tient pour manipulé par un genjutsu de Tobi, c'est-à-dire d'Obito Uchiwa. La passation tient en une image : au chapitre 454, pages 6 et 7, Genji, l'Ancien de Kirigakure, lui remet le couvre-chef de Mizukage et elle jure sur son nom de Mizukage d'accomplir son devoir. Le Second Fanbook, page 123, résume ce que fut son mandat : réformer les politiques internes et rétablir les relations diplomatiques.

Qu'une porteuse de kekkei genkai accède à la charge fait sens dans ce village précis, où les shinobi dotés d'une lignée héréditaire avaient été craints et persécutés : son accession se lit comme un signe de changement, et elle déclare elle-même l'époque sombre du village terminée. Mieux vaut cependant ne pas lui prêter un décret d'abolition : ce que les sources documentent, c'est une réforme et une réouverture diplomatique. Le roman Sasuke Shinden précise d'ailleurs qu'elle a buté sur l'héritage laissé par son prédécesseur et sur l'histoire même du village.

L'anime tempère l'image d'une page tournée d'un coup. À l'épisode 394, Kirigakure reçoit du Cinquième Kazekage et du Hokage une invitation à un examen chûnin co-organisé ; après avoir écouté ses conseillers Genji et Ao, Mei décline. À l'épisode 147, ses chasseurs traquent toujours le déserteur Utakata, jinchûriki du Rokubi, et l'un d'eux avance que Mei a intensifié les recherches sur l'usage de la puissance des jinchûriki — raison pour laquelle, selon lui, une exécution reste peu probable.

Une femme aux longs cheveux auburn, une mèche couvrant l'œil droit, coiffée du chapeau de Kage bleu et blanc frappé du kanji « eau », devant des falaises grises noyées de brume.
Le chapeau de Mizukage : c'est en le portant que Mei Terumî met fin à l'ère du « Village de la Brume Sanglante ».

Le pouvoir de la Lave

Le chapitre 466, page 6, établit que Mei possède deux kekkei genkai élémentaires, ce qui reste exceptionnel : son profil dans le jeu Naruto Mobile la présente même comme la seule shinobi à en détenir deux de transformation en nature. Le premier est le Yôton, la Libération de la Lave, combinaison des natures Feu et Terre. Chez elle, ce kekkei genkai ne produit pas de roche en fusion mais une boue acide capable de corroder à peu près tout ce qu'elle touche, la chair comprise.

La technique porte un nom, Yôton : Yôkai no Jutsu, la Dissolution Monstrueuse, et demande six sceaux — Chien, Sanglier, Tigre, Bœuf, Rat, Oiseau. Le quatrième databook, page 302, en détaille le fonctionnement : Mei convertit son chakra en fluide acide à l'intérieur de son corps, en décide la forme et la quantité, puis le crache. À courte portée le jet gagne en vitesse ; étalé sur une large surface il devient un mur d'acide où tout ce qui entre perd sa forme. Si le tir manque, la fumée dégagée sert d'écran pour enchaîner.

Deux réserves accompagnent ce pouvoir. Le Jin no Sho, quatrième databook page 302, affirme que cette forme de Yôton ne peut être utilisée que par elle, affirmation que la suite de la franchise complique puisque la même boue acide est ensuite attribuée à Boro, de l'organisation Kara. Le rendu diffère aussi selon le support : dans les jeux, les films et d'abord dans l'anime, l'attaque est dessinée comme de la lave et non comme de la boue. Sur Madara, l'effet mesuré est net : une exposition prolongée fait fondre en partie les côtes de son Susanoo.

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Dans une salle aux parois de bois, une femme aux longs cheveux auburn vue de dos projette une immense masse incandescente, rouge et jaune, qui s'étale sous le plafond et perce la cloison ; deux personnes reculent à droite.
Projetée à distance, la matière corrosive de Mei traverse les cloisons et fait fondre presque tout sur son passage.

Le pouvoir de l'Ébullition

Le second kekkei genkai est le Futton, la Libération de l'Ébullition, combinaison des natures Eau et Feu. Comme le Yôton, il prend des formes différentes selon l'utilisateur : chez Kokuô et ses jinchûriki, c'est de la vapeur obtenue en portant le chakra à ébullition ; chez Mei, c'est une vapeur corrosive dont elle règle elle-même l'acidité. Étant un gaz, elle envahit très vite les espaces clos et dissout la plupart des matières après une exposition même brève, alliés compris.

La technique s'appelle Futton : Kômu no Jutsu, la Brume Acide, et ne réclame qu'un seul sceau, le Cheval. Le quatrième databook, page 292, va plus loin que la simple corrosion : la brume fait fondre les corps, mais annule aussi les défenses et les barrières de chakra. Son défaut est structurel : ses effets sont indiscriminés, ce qui interdit de l'employer là où se trouvent des alliés. Si elle s'échappe de la zone confinée, Mei peut ramener son pH à un niveau sûr, comme au chapitre 466, page 12.

Deux nuances méritent d'être conservées. La formulation des sources est prudente sur son immunité : l'utilisatrice semble épargnée, l'argument tenant à ce que Mei a employé la brume en espace clos sans se mettre en danger, ce qui n'établit pas une immunité formelle. Et cette forme corrosive n'est pas la sienne seule, le roman Sasuke Shinden en attribuant l'usage à un second shinobi, Futsu. Les traductions anglaises de Viz rendent par ailleurs le Futton par « Vapour Style ».

Gros plan sur le visage de la même femme, bouche grande ouverte et œil vert plissé, tandis que l'arrière-plan disparaît dans une brume claire.
Le Futton se souffle : la vapeur acide se répand comme un gaz et sature l'espace autour de la cible.

Au Sommet des Kage, Kiri au banc des accusés

Le Sommet des Cinq Kage s'ouvre sur une mise en accusation. Le Quatrième Raikage expose ses soupçons et désigne Mei et son village comme les moins dignes de confiance : la réunion porte sur l'Akatsuki, et l'organisation est réputée avoir été fondée à Kirigakure. Contre l'avis d'Ao, Mei reconnaît publiquement que beaucoup, chez elle, tiennent son prédécesseur pour manipulé. Quand l'implication de Tobi apparaît, le médiateur Mifune propose une alliance dirigée par Danzô Shimura, et juge que les liens supposés de Kiri avec l'Akatsuki rendent Mei inapte à mener la force chargée de l'éliminer.

Elle prépare pourtant sa contre-mesure. Soupçonnant que le dôjutsu de contrôle mental de Danzô puisse être de même nature que ce qui a manipulé le Quatrième Mizukage, elle ordonne à Ao de ne pas le quitter des yeux et se dit prête à l'affronter. Deux gestes la distinguent encore de ses pairs : elle écoute Gaara et le défend contre les manières du Troisième Tsuchikage, et elle reproche au Raikage d'avoir brisé la nuque de Zetsu, source d'information perdue. Au plan de l'Œil de Lune elle oppose une phrase : ni espoir ni rêve, seulement une fuite.

Elle est ensuite la première à défendre que Naruto et Killer B doivent être protégés. Le retour vers Kiri livre la scène qui résume son intelligence : au chapitre 473, pages 11 à 17, Ao lui demande de défaire le sceau qui protège son Byakugan. Comme il ne le lui demanderait jamais, elle comprend que son corps est toujours contrôlé, feint d'en être capable et force ainsi Fû Yamanaka à se démasquer. Elle emprunte alors le Hiramekarei de Chôjûrô, puis roue Ao de coups quand il la traite de vieille peau, sans savoir qu'il venait d'être libéré.

Autour d'une table en anneau, une assemblée de dignitaires se lève tandis qu'une silhouette blanche jaillit du sol.
Au Sommet, Kiri doit répondre du soupçon d'avoir hébergé l'Akatsuki — avant que la séance ne soit interrompue.

Le huis clos de brume acide refermé sur Sasuke

L'affrontement se joue sur les chapitres 465 et 466. Sasuke fait irruption dans la salle du sommet pour tuer Danzô, qui prend la fuite ; Mei lui barre le passage au Yôton et prévient le Tsuchikage de s'écarter s'il n'entend pas participer au combat. Chôjûrô repousse alors Sasuke dans une salle attenante d'un coup de Hiramekarei, et Mei s'y enferme avec lui pour la remplir de brume corrosive.

L'effet est mesurable : affaibli, Sasuke voit les côtes de son Susanoo fondre à vue d'œil, et le quatrième databook, page 292, retient l'épisode comme la preuve que la brume annule jusqu'aux protections de chakra, y compris une armure présentée comme une défense absolue. La technique n'ira pourtant pas à son terme : la Technique des Spores de Zetsu saisit Mei avant qu'elle n'achève et transfère son chakra à Sasuke, qui brise le mur et regagne la salle du sommet.

Deux prudences pour finir. Rien ne permet d'affirmer que la brume aurait tué Sasuke : les sources disent qu'elle a été interrompue, pas que l'issue était acquise. Et le geste qui définit le personnage arrive juste après : plutôt que de laisser la brume se répandre vers les autres Kage, elle en neutralise l'acidité, au chapitre 466, page 12. Sa réplique du chapitre 466, page 8, résume le ton du duel : cela lui fend le cœur de faire fondre un beau garçon, mais il va devoir mourir.

Une femme aux longs cheveux auburn expulse de la bouche un souffle de brume claire qui envahit tout le champ.
La brume, puis l'acide : elle referme le volume sur son adversaire au lieu de le poursuivre.

Kage de la Quatrième Guerre

À l'approche de la Quatrième Grande Guerre Ninja, Mei propose que les villages mettent en commun leurs réseaux de renseignement pour localiser la base de l'Akatsuki, puis reçoit une affectation précise : le commandement de la brigade chargée de protéger les daimyô, unité qui paraît au chapitre 526 du manga et à l'épisode 261 de l'anime. Elle expose au Daimyô du Givre le plan retenu : une rotation entre cinq planques distinctes, avec des ninjas et des pièges laissés à chaque étape.

Black Zetsu est envoyé s'emparer des daimyô pour en faire monnaie d'échange contre le Hachibi et Kurama. À la première planque il ne trouve que le piège, des pantins vaguement ressemblants ; lorsqu'il les retrouve, Mei l'intercepte d'un coup de pied et l'avertit qu'il devra battre toute son équipe. Un clone de Naruto surgit ensuite : le manga la montre déconcertée sans comprendre, l'anime lui accorde de reconnaître le nouveau venu. C'est Chôjûrô qui profite de la diversion et cloue Zetsu au sol.

Quand Genma apprend de Shikaku que le véritable Madara Uchiwa a été réincarné, Chôjûrô assure à Mei qu'il peut tenir ce front seul, et elle mesure alors le chemin parcouru par son garde du corps depuis le début du conflit. Elle est ensuite transférée sur la ligne de front par la Technique du Dieu du Tonnerre Volant, exécutée conjointement par Genma, Raidô et un troisième membre de la garde du Hokage. Elle rejoint là les quatre autres Kage, réunis face à un seul adversaire.

Sur un terrain rocheux plongé dans la nuit, plusieurs colosses translucides bleus, squelettiques, torses striés comme des côtes et mains vides pendant le long du corps, dominent quelques silhouettes humaines minuscules restées au sol.
Face aux cinq Kage, Madara doit déployer son Susanoo — la contre-attaque que la brume et la lave de Mei l'obligent à sortir.

Face à Madara : ce qu'elle a réellement fait

L'ordre des événements compte, parce qu'il est souvent inversé. Pour laisser à Tsunade le temps de soigner Ônoki et Gaara, Mei et le Quatrième Raikage enchaînent sur Madara Uchiwa des offensives de lave et des frappes physiques chargées de foudre : ce sont ces attaques qui le contraignent à déployer son Susanoo, au chapitre 563, page 8. La Technique de Dissimulation dans la Brume vient après, page 11 du même chapitre, et sert à masquer la vue de Madara pendant l'assaut mené par A et Ônoki.

Deux contributions techniques suivent. Au chapitre 577, elle contre la Grande Destruction par le Feu avec un Pilier d'Eau, puis réutilise aussitôt le même volume d'eau pour former un dragon aqueux géant qui projette Madara en l'air. Au chapitre 588, repris à l'épisode 339 et fiché page 328 du quatrième databook, elle forme avec le Raikage le Dragon Aqueux Électrique, Gaara y mêlant son sable : elle pétrit son chakra, le convertit en eau, l'expulse en forme de dragon, il en charge l'eau de foudre, et l'impact engourdit la cible.

Le reste tient de la lucidité. Elle avertit les autres Kage de ne pas inhaler le pollen de la forêt créée par Madara, mais l'avertissement ne suffit pas et tous s'évanouissent. Quand Madara annonce s'en prendre d'abord à Tsunade, elle y voit la tactique élémentaire consistant à abattre le médecin d'un peloton ; il la corrige, c'est l'hérédité Senju qu'il vise. Aux chapitres 590 et 592, elle dit que c'en est fini d'eux sans cesser de se battre : les cinq Kage sont vaincus et grièvement blessés, puis soignés grâce à Karin et à Tsunade.

Une femme aux longs cheveux auburn gît sur le flanc, à terre, au milieu de gravats.
Face à Madara, elle tombe comme les autres Kage : l'anime seul lui prête davantage.

La Lune, deux romans et la retraite

Deux ans après la guerre, le film The Last la montre au travail : tandis que la Lune descend vers la Terre, elle détruit à l'Eau et à la Lave les météorites qui s'en sont détachées et préserve son village. Quand Kakashi supplie le Raikage d'interrompre le bombardement de la Lune, où se trouvent Naruto et son équipe, c'est elle qui l'appuie : le héros de la guerre précédente est, dit-elle, un homme sur qui parier. La séquence appartient au film, non au manga.

Les romans lui donnent deux rôles distincts. Dans Kakashi Hiden, les Kage inspectent la Prison du Sang pour juger de sa nouvelle gardienne, Kahyô : celle-ci gèle la barbe du Raikage, et l'humiliation infligée à A leur suffit à la confirmer au poste. Dans Sasuke Shinden, Mei regarde appareiller un navire de cent shinobi de Kiri partis s'entraîner avec Kumo et mesure la distance parcourue depuis la Brume Sanglante, sachant que certains rejetteront cette paix mais qu'elle vaut d'être défendue.

Le navire est intercepté et ses hommes contraints par un dôjutsu à des attaques-suicides contre les villages cachés ; l'affaire réglée, Mei demande au Hokage que Chino, Nowaki et Amuda rejoignent Kirigakure pour s'attaquer aux injustices qui les ont produits. Elle cède ensuite le titre à Chôjûrô. La suite appartient à l'anime : retraitée, présentée à une classe de Konoha par Kagura Karatachi, elle balaie les éloges, puis alerte Anko et Shino sur les visées maritimes du Pays de l'Eau ; après le vol des sabres des Sept Épéistes de la Brume, elle prouve la collusion de forces de son pays avec le Pays des Vagues.

Salle circulaire plongée dans la pénombre, une table hexagonale éclairée au centre entourée de sièges.
Le sommet où les Cinq Kage traitent de la chute de la Lune, dans The Last.

Pourquoi Kishimoto lui a donné la trentaine et l'envie de se marier

La conception du personnage est documentée par son auteur. Masashi Kishimoto raconte qu'il voulait donner au poste de Mizukage une part de séduction et qu'il ne pouvait donc pas faire le personnage trop jeune : d'où la trentaine. La chevelure très longue et la coiffure élaborée servent le même objectif. Et c'est à cause de cet âge qu'il a décidé de la rendre pressée de se marier. Il ajoute qu'il lui a fallu beaucoup de tâtonnements avant d'obtenir la silhouette voulue, déjà chaussée de talons hauts dès les esquisses.

Les chiffres de la fiche viennent du quatrième databook, pages 186 et 187 : née le 21 mai, groupe sanguin AB, trente et un ans en Partie II, 174 centimètres pour 53 kilos. À l'ère Boruto, la fiche descend à 170 centimètres, les cheveux ne tombent plus que jusqu'au bas du dos et de fines rides apparaissent aux commissures des lèvres. Un mot sur son nom : les kanji 照美 signifient « beauté rayonnante », mais les furigana en katakana et l'allongement du « i » indiquent qu'un autre sens est visé.

Douze ans après la guerre, elle est toujours célibataire et se plaint de la rareté des hommes convenables. Le gag a ses références : au chapitre 454, page 8, Ao reproche à Chôjûrô de ne pas se conduire en homme, Mei comprend de travers et lui répond en souriant qu'elle le tuera ; une autre fois, elle l'entend la dire passée l'âge de se marier. Au chapitre 562, page 13, elle lance à la garde du Hokage que la seule chose qu'elle compte faire en retard, c'est se marier. Dans le Mugen Tsukuyomi, son rêve est son propre mariage, célébré devant les quatre autres Kage.

Devant le perron d'un bâtiment décoré de fleurs, une mariée en robe blanche descend les marches au bras d'un homme en costume clair, sous les regards des invités.
Le mariage rêvé : Kishimoto lui a donné la trentaine et cette obsession pour en faire un ressort comique.

Tableau récapitulatif

Aspect Détail
Titre Cinquième Mizukage de Kirigakure
Kekkei genkai 1 Yôton (Lave corrosive)
Kekkei genkai 2 Futton (Ébullition / vapeur acide)
Œuvre Fin du « Village de la Brume Sanglante »
Successeur Chôjûrô (Sixième Mizukage)

FAQ

  • Qui est Mei Terumî dans Naruto ?
    La Cinquième Mizukage de Kirigakure, qui a réformé le village après l'ère de la « Brume Sanglante ».
  • Quels sont les pouvoirs de Mei Terumî ?
    Deux kekkei genkai rares : le Yôton (Lave corrosive) et le Futton (Ébullition, une vapeur acide).
  • Qu'était le « Village de la Brume Sanglante » ?
    L'ère sombre de Kiri, marquée par la persécution des kekkei genkai et un examen de diplôme mortel, à laquelle Mei a mis fin.
  • Mei combat-elle pendant la Quatrième Guerre ?
    Oui, aux côtés des autres Kage contre Madara, qu'elle force à activer son Susanoo.
  • Qui succède à Mei comme Mizukage ?
    Chôjûrô, qui devient le Sixième Mizukage.

En résumé

Guerrière au double pouvoir et dirigeante réformatrice, Mei Terumî a rendu à Kiri son honneur — l'un des visages les plus forts du renouveau ninja.

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