Chôjûrô : le Sixième Mizukage de Kiri

Chôjûrô : le Sixième Mizukage de Kiri

3985 mots | Temps de lecture : 19 minute(s)

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Le plus timide des Sept Épéistes dirige aujourd'hui un village. Chôjûrô manie Hiramekarei, la grande épée à double poignée qui stocke le chakra avant de le libérer en marteau ou en lame géante, et il en est le seul porteur de sa génération. Le portrait suit son parcours : garde du corps de Mei Terumî au Sommet des Cinq Kage, où il projette Sasuke, puis Sixième Mizukage de Kirigakure, le Village de la Brume.

Le plus timide des Sept Épéistes, devenu chef de village : Chôjûrô a fait un long chemin, de garde du corps effacé à Sixième Mizukage. Portrait.


L'épéiste timide

Chôjûrô est un ninja de Kirigakure et l'un des membres de la dernière génération des Sept Épéistes de la Brume, selon le Zai no Sho, page 33. Il entre en scène au chapitre 454 du manga, et à l'épisode 199 de Naruto Shippûden. Il est jônin en Partie II et accédera plus tard au rang de Kage. Le profil que lui consacre le jeu Naruto Mobile le rattache pour sa part à la troisième génération du groupe et en fait le troisième porteur d'Hiramekarei.

Sa fiche, tirée du quatrième databook page 117, le donne né le 1er novembre, âgé de 19 ans en Partie II, haut de 163,6 cm pour 49,5 kg, groupe sanguin B. Il a les cheveux bleus courts et ébouriffés, les yeux sombres et les dents pointues, un trait commun aux membres des Sept Épéistes et à leurs apprentis. Il porte des lunettes carrées à monture noire reliées à des protège-oreilles, une chemise bleue à fines rayures et un pantalon de camouflage ; son bandeau frontal est fixé sur le harnais qui soutient sa lame.

Malgré son appartenance à un groupe d'élite, c'est un individu timide, qui semble manquer de confiance en ses propres capacités. Il voue un profond respect à la Cinquième Mizukage : au chapitre 454, page 7, il pense en la regardant qu'elle est bienveillante, qu'il fera tout pour protéger ce sourire et qu'il espère y parvenir. La formule dit l'essentiel du personnage en Partie II : un sabreur reconnu que son propre tempérament retient.

Gros plan d'un jeune ninja aux cheveux bleus et aux lunettes rondes cerclées de noir, le visage sale et couvert de sueur, l'avant-bras replié devant lui en garde.
Chôjûrô au combat : sous les lunettes et la mine réservée, un sabreur de Kirigakure.

L'épée Hiramekarei

Il manie Hiramekarei, l'une des sept lames de Kiri, transmise de génération en génération au sein du groupe depuis l'ère du Premier Mizukage, précision apportée par l'anime à l'épisode 26 de Boruto. La lame est large et plate, creusée près de la base de deux échancrures qui lui font une sorte de garde, et ses deux poignées sont reliées par une cordelette : de là son surnom de sôtô, l'épée jumelle, que le roman Sasuke Shinden double d'un daisôken, les Grandes Lames Jumelles. Hors combat, elle reste enveloppée de bandages.

Sa particularité est de stocker le chakra. À la commande « Hiramekarei Kaihô », l'énergie s'échappe des orifices percés à la pointe (chapitre 466, page 4), les bandages se déroulent et le chakra enrobe la lame pour se façonner en arme, marteau ou épée longue. Le manga pose la règle : plus l'épée en contient, plus l'arme obtenue est grande. Les deux poignées permettent en outre de la scinder en deux sabres, ce qui fait de Chôjûrô un combattant ambidextre ; l'anime laisse même deux porteurs la manier ensemble.

Elle est aussi la seule des sept armes dont le nom, écrit en katakana, n'a pas de traduction directe en kanji : hirame et karei sont deux noms japonais de poissons plats, les uns ayant les yeux à gauche, les autres à droite, et la lame en épouse la silhouette. À ne pas confondre avec la Samehada de Kisame, qui, elle, dévore le chakra au lieu de le stocker.

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Dans un couloir de pierre, un homme en manteau blanc et chapeau de Mizukage tend une très large lame plate et sombre, aussi haute qu'un homme, à un jeune ninja blond qui la saisit par la poignée.
Hiramekarei se manie à deux mains : une plaque d'acier large comme un bouclier, à mille lieues d'un sabre ordinaire.

Garde du corps de Mei

Chôjûrô et Ao sont désignés pour escorter la Cinquième Mizukage au Sommet des Cinq Kage. Pendant le trajet vers le Pays du Fer, la sollicitude de Mei Terumî l'embarrasse au point de lui valoir les remontrances de son aîné. Sur place, les deux gardes du corps se portent au-devant d'elle lorsque le Quatrième Raikage éclate (chapitre 458, pages 4-5), puis lorsqu'un Zetsu Blanc surgit au milieu de la séance (chapitre 459, pages 16-17).

Quand Sasuke s'introduit dans la salle de conférence, Chôjûrô active Hiramekarei, la façonne en marteau et projette l'intrus, pourtant protégé par son Susanoo, dans une salle attenante et scellée où la Mizukage pourra l'affronter seule. Sasuke s'échappe, mais son irruption achève de convaincre les Kage de travailler ensemble. Après le départ de Tobi, Chôjûrô livre spontanément à l'assemblée ce qu'il sait de Kisame et de Samehada, en gage de bonne foi ; Ônoki le coupe en lui répondant que l'information est déjà connue (chapitre 468, pages 8-9).

Sur la route du retour, l'escorte suit Ao, qui piste Danzô et sa délégation. Quand ils le rejoignent, Mei l'arrête alors qu'il semble sur le point de se trancher lui-même la tête : elle comprend qu'il est passé sous contrôle ennemi et demande à se servir d'Hiramekarei pour en extraire l'intrus de force. Elle finit par le frapper du poing, avant de constater que l'adversaire avait déjà relâché sa technique. De retour à Kirigakure, ils apprennent que les daimyô ont approuvé la formation de l'Alliance Shinobi.

Un immense marteau de chakra bleu translucide s'écrase sur une silhouette protégée par une coque violette parcourue de fissures rouges incandescentes.
Le chakra stocké dans Hiramekarei, libéré en marteau : c'est ce coup qui cueille Sasuke à travers son Susanoo.

Le soir où il tranche Zetsu Noir

Chôjûrô assiste à la dernière réunion de l'Alliance, où la Mizukage lui demande de prévenir Ao, à la division sensorielle, qu'il faut se hâter. Il la rejoint ensuite dans l'escouade chargée de protéger les daimyô, aux côtés de Genma Shiranui et de Raidô Namiashi. Lorsque Zetsu Noir localise les seigneurs, l'unité entière l'affronte. Le combat dure toute la nuit ; un clone d'ombre de Naruto vient prêter main-forte, mais une branche de l'adversaire lui saisit le pied et fait manquer son Rasenshuriken.

Chôjûrô saisit l'ouverture, attaque de dos, donne à Hiramekarei la forme d'une épée longue et tranche Zetsu Noir de part en part, avant de le clouer au sol de la pointe de sa lame. Sa réplique tient en une phrase : plus il est confiant, plus son coup est fort. Il demande alors à Mei, rappelée ailleurs, d'aller s'occuper de Madara réincarné, et déclare qu'en tant que membre des Sept Épéistes il tiendra la position au prix de sa vie (chapitre 562, pages 10-12).

C'est précisément ce passage que Mei retient pour observer qu'il a changé : au temps de la Quatrième Grande Guerre Ninja, note-t-elle, il a gagné en confiance, comme le montre la façon dont il abat son adversaire sans réserve. La fin du conflit, elle, se joue ailleurs : Naruto et Sasuke libèrent le monde de l'Infini Tsukuyomi, et Chôjûrô en sort avec tous les autres.

Sur une berge, un ninja enveloppé d'une aura bleue brandit une longue lame de chakra face à une silhouette sombre et griffue, de l'autre côté du cours d'eau.
Hiramekarei façonnée en épée longue : c'est ce coup-là qui traverse Zetsu Noir de part en part.

Le Sixième Mizukage

À Kiri, la charge de Mizukage revient traditionnellement au meilleur sabreur du village, règle énoncée dans le roman School Trip Bloodwind Records, pages 75-76 ; le Jin no Sho, page 137, ajoute qu'elle échoit au plus fort du village sans considération d'âge. Après la guerre, Chôjûrô représente encore Kiri à l'Union Shinobi, où il rend compte des ninjas portés disparus, puis accompagne la Cinquième Mizukage à un sommet convoqué deux ans après le conflit.

Le manga le montre en fonction au chapitre 700, page 20 : il a succédé à Mei. La date de son investiture n'est jamais donnée ; le roman du film Boruto précise seulement qu'il venait d'accéder au rang de Kage à l'époque des examens chûnin co-organisés par les Cinq Grands Pays. Sa fiche suit le mouvement : jônin en Partie II, Kage dans la Nouvelle Ère, il passe de 163,6 à 171 cm, gagne une mâchoire plus marquée, un peu de barbe au menton et des lunettes à monture épaisse.

Le personnage change avec le poste : plus calme et plus sûr de lui, patient et méthodique, il observe la situation avant de choisir la manière de l'aborder. À ne pas confondre, donc, avec Mangetsu Hôzuki, de la génération précédente : Chôjûrô ne manie qu'Hiramekarei, là où Mangetsu, selon le quatrième databook, maniait les sept lames. Détail révélateur, lorsque les anciens Épéistes sont réincarnés, Mangetsu et Fuguki Suikazan sont les seuls à revenir sans arme, Hiramekarei et Samehada ayant l'un et l'autre un porteur moderne.

Un homme aux cheveux bleus et aux lunettes, vêtu du manteau blanc de Kage, est assis derrière un large bureau couvert de documents ; une kunoichi en long manteau vert et masque se tient debout face à lui.
Devenu Mizukage, Chôjûrô n'est plus le garde du corps effacé mais celui qui reçoit les rapports.

Le coup d'État des Nouveaux Sept Épéistes

Cet épisode du règne est absent du manga : l'arc du voyage scolaire est une création de l'anime, les épisodes 25 à 32 de Boruto, adaptée ensuite en roman sous le titre School Trip Bloodwind Records. Naruto organise un voyage de classe à Kirigakure ; Chôjûrô en règle les détails et confie le rôle de guide à Kagura Karatachi. Après le discours d'accueil, il lui demande s'il envisagerait de viser un jour sa succession comme Mizukage. Kagura décline et reprend ses fonctions, avant de solliciter plus tard l'épreuve de candidature à Hiramekarei.

Shizuma Hoshigaki fonde alors les Nouveaux Sept Épéistes, avec un objectif explicite : renverser le Sixième Mizukage, installer Kagura à sa place et ramener le village à l'ère de la Brume Sanglante. Le groupe vide la chambre forte des sept lames et s'apprête à détruire le Mémorial de Kiri. Chôjûrô envisage de les faire exécuter pour trahison ; Boruto plaide que Kagura est manipulé et qu'il faut traiter l'affaire comme une bagarre d'enfants. Le Mizukage cède à deux conditions : qu'il soit du voyage, et que tout soit réglé avant le couvre-feu.

Au Mémorial, il commence entravé par les fils de Nuibari et encaisse le reproche des insurgés : ses efforts de paix effaceraient jusqu'au souvenir des ninjas les plus redoutés de Kiri. Il en concède une part et dit son regret de ne pouvoir contenter tout le monde. Puis il anticipe leurs schémas d'attaque, se libère et, armé d'un simple katana bientôt brisé, défait des adversaires porteurs de lames légendaires, soulevant Kubikiribôchô d'une seule main. Une arme, leur répond-il, ne vaut que ce que vaut celui qui la tient. Il étouffera ensuite l'affaire, de peur qu'elle ne fasse rechuter le village.

De nuit, un groupe de jeunes ninja portant chacun un sabre différent se tient devant une haute silhouette drapée de blanc.
Shizuma à la tête des Nouveaux Sept Épéistes : la relève tourne au coup d'État.

La guerre des Funato, son épreuve de Mizukage

Vingt-trois épisodes d'anime, ceux de l'arc de la Grande Bataille Navale de Kirigakure, les épisodes 233 à 255 de Boruto Naruto Next Generations, sont consacrés à une guerre dont le manga ne dit rien. Cinq ans avant la défaite d'Isshiki Ôtsutsuki, Chôjûrô avait dirigé la mission de capture d'Araumi Funato : le clan pirate s'en était trouvé désorganisé et le commerce maritime avait pu reprendre. L'explosion d'un dirigeable, lors de l'inauguration des centrales Shinonome, se révèle n'être qu'une diversion destinée à faire évader Araumi.

À court d'effectifs, il autorise Kagura à prêter main-forte à l'Équipe 7 et fait sortir de prison Buntan Kurosuki, Hebiichigo et Kyohô Fuefuki, à qui les lames sont confiées, eux-mêmes marqués d'un sceau maudit ; Hiramekarei revient à Kagura. Lui-même quitte le village pour le front, exige la reddition de la flotte Funato, déjoue de nuit la tentative d'assassinat de Tenma Funato, lui propose la vie sauve contre les objectifs du clan, puis l'abat quand Tenma passe malgré tout à l'attaque.

La mort de Kagura, dont il espérait faire un Mizukage, le pousse à vouloir éradiquer les Funato ; il accepte pourtant de négocier avec Isari Funato, tué sous ses yeux par le Harpon Marlin, dont Misuno le sauve à son tour. Après la guerre, il reconnaît avoir méprisé la détermination de Boruto et déformé le vœu de Kagura par haine, conclut qu'une modernisation trop rapide a nourri le soutien aux Funato, suspend le projet Shinonome et place Ikada sous la surveillance de Kajiki.

Dans un décor rocheux et sombre, un homme corpulent en manteau rouge, vu de dos, fait face à un ninja debout sur une large lame en forme de poisson plat.
La capture d'Araumi Funato, cinq ans avant la guerre que raconte l'arc de la Grande Bataille Navale.

Honenuki : la technique qu'il est le seul à employer

Chigiri Tôhô : Honenuki (血霧刀法・骨抜き), que l'on traduit par Art du Sabre de la Brume Sanglante : Désossement, apparaît au chapitre 7 du manga Boruto, page 28, et à l'épisode 64 de l'anime : c'est donc du canon manga, et non une exclusivité animée. Aucun autre utilisateur ne lui est recensé, et elle est présentée comme une technique propre à Kirigakure. Elle est classée à la fois ninjutsu et kenjutsu, de portée courte à moyenne, et ne demande qu'un signe de main : le Rat.

Avec Hiramekarei, il projette une grande quantité d'aiguilles de chakra bleu clair, décrites comme des arêtes de poisson, capables d'infliger de lourds dégâts et d'entraver les mouvements de la cible. Une fois l'adversaire transpercé, ces aiguilles dérèglent son système circulatoire de chakra, ce qui le tue lentement. Cette dernière conséquence n'est donnée ni par le manga ni par l'anime, mais par le roman tiré du film Boruto, qui est aussi la source décrivant la technique comme un art propre au village de la Brume.

L'emploi le plus détaillé vient du film : une fois l'arme de Kinshiki Ôtsutsuki détruite par Sasuke, Chôjûrô l'immobilise avec ces lames, ce qui permet à Kurotsuchi de le sceller par une technique de Lave. Sa fiche lui prête au même moment deux autres usages d'Hiramekarei venus avec le rang de Kage : projeter à distance une lame de chakra détachée d'un simple mouvement d'épée, et créer par le chakra une copie de l'arme pour combattre à deux mains.

Au pied d'une paroi rocheuse, un ninja s'élance, entouré de traits de chakra bleus qui filent vers l'avant.
Le Kenjutsu de la Brume Sanglante : Broiement d'Os, qu'aucun autre porteur d'Hiramekarei n'emploie.

Le Suiton que seul l'anime lui accorde

Sa fiche porte une mention qu'il faut lire : sa nature de chakra, le Suiton, y est marquée « anime only ». Autrement dit, le manga ne lui prête aucune transformation de nature, et ce qu'il y déploie passe par la lame. Quatre techniques d'eau portent la même étiquette : la Technique de Dissimulation dans la Brume, la Grande Cascade, le Croc d'Eau et le Mur d'Eau ; la cinquième, les Pointes Aqueuses, n'a de toute façon aucune apparition au manga. Jusque dans la liste de ses outils, le sabre ordinaire est lui aussi donné pour une exclusivité de l'anime.

L'anime, lui, le décrit comme très habile en Élément Eau : il exécute ces techniques avec peu ou pas de signes et sans grand besoin d'un point d'eau préexistant. Privé de sabre, il s'en façonne un d'eau ; il fait jaillir du sous-sol une vague massive pour surprendre un adversaire et le maîtriser, à l'épisode 62 de Boruto ; il enchaîne des salves de balles d'eau à l'épisode 246. C'est encore l'anime, et lui seul, qui le montre tenir tête à Urashiki aux côtés de Gaara.

Reste une réputation, qu'il faut donner pour ce qu'elle est. Le roman du film Boruto rapporte que, parmi les Cinq Kage, Chôjûrô passerait pour le meilleur sabreur et le meilleur assassin. C'est une rumeur consignée par un roman, non une donnée de databook. L'anime, de son côté, le qualifie de maître sabreur y compris au regard des autres Épéistes de la Brume, à l'épisode 266 de Shippûden.

Dans une brume claire, un ninja à lunettes tient une longue lame horizontale, une volute d'eau tournant devant lui.
Sa nature Suiton porte la mention « anime only » : le manga ne lui prête aucune transformation de nature.

Un nom de poire et des lunettes calculées

Masashi Kishimoto raconte avoir voulu un personnage jeune, d'où les cheveux courts et une tenue qui n'est pas l'uniforme shinobi standard. Voulant ensuite lui donner un air peu fiable, il lui a aussitôt ajouté des lunettes. Quant aux dents en scie, il l'admet lui-même, elles relèvent d'une simple complaisance de sa part. Le nom 長十郎 désigne un cultivar rouge de nashi, la poire asiatique : comme tous les membres des Sept Épéistes, Chôjûrô porte un nom emprunté à un fruit ou à un légume.

Son profil dans le jeu Naruto Mobile lui prête une force considérable et en fait un génie du même ordre que son cadet Suigetsu. C'est là que se cache un piège de lecture : l'épithète « prodige de Kirigakure », tirée du Naruto 10th Chronicle Mini Book page 27, désigne Suigetsu, pas lui. Côté distribution, le personnage est doublé en japonais par Kôki Miyata et en anglais par Brian Beacock.

Deux détails viennent enfin de l'anime. Peu après la mort du Quatrième Mizukage et la nomination de Mei, Chôjûrô assiste à la réception d'une invitation de Konoha et de Suna à des examens chûnin improvisés ; Ao fait valoir que le village se remet à peine de cette disparition, et Kiri décline (Shippûden, épisode 394). Le second est plus anodin : il déteste les aliments gras, ce que l'on apprend à l'épisode 218.

Personnage dessiné en pied : un jeune homme aux cheveux bleus courts, lunettes rectangulaires à protège-oreilles, chemise rayée et pantalon de camouflage, deux poignées d'arme dépassant du dos.
Cheveux courts, tenue hors uniforme, lunettes ajoutées pour lui donner un air peu fiable : Kishimoto a tout assumé.

Tableau récapitulatif

Aspect Détail
Identité Chôjûrô, Sixième Mizukage de Kirigakure, le Village de la Brume
Arme Hiramekarei : grande épée à double poignée qui STOCKE le chakra (libéré en marteau/épée géante) — pas Samehada, qui le dévore
Affiliation Génération actuelle des Sept Épéistes de la Brume ; porteur de la seule Hiramekarei (contrairement à Mangetsu)
Rôle marquant Garde du corps de Mei Terumî (5e Mizukage) au Sommet des Cinq Kage ; projette Sasuke vers Mei d'un coup de marteau
Évolution Jeune ninja timide → gagne en assurance après la Grande Guerre → devient le Sixième Mizukage

FAQ

  • Quelle épée manie Chôjûrô ?
    Hiramekarei, une des sept épées légendaires de Kiri : une grande épée à double poignée reliée par une cordelette. Sa particularité est de stocker le chakra, qu'elle libère façonné en armes (marteau, épée géante) : plus il y a de chakra stocké, plus l'arme est grande. À ne pas confondre avec Samehada, qui dévore le chakra.
  • Chôjûrô est-il le Cinquième ou le Sixième Mizukage ?
    Le Sixième. La Cinquième Mizukage est Mei Terumî, qu'il escortait justement comme garde du corps (avec Ao) au Sommet des Cinq Kage. Il ne deviendra Mizukage que bien plus tard, à l'ère Boruto.
  • Faut-il le confondre avec Suigetsu ou Mangetsu ?
    Non. Suigetsu et Mangetsu sont du clan Hôzuki. Suigetsu vise Kubikiribôchô ; Mangetsu, de la génération précédente des Épéistes, maîtrisait les sept épées. Chôjûrô, lui, appartient à la génération actuelle et ne manie que Hiramekarei.
  • Quel était son rôle au Sommet des Cinq Kage ?
    Garde du corps de Mei Terumî, aux côtés d'Ao. Timide mais dévoué, il s'est porté à sa défense : d'Hiramekarei façonné en marteau, il a projeté Sasuke — pourtant protégé par son Susanoo — vers Mei. Un beau fait d'armes, mais pas une victoire sur Sasuke.
  • Comment Chôjûrô évolue-t-il ?
    Il commence comme un jeune ninja timide et peu sûr de lui, malgré son statut d'épéiste d'élite. Il gagne en assurance après la Quatrième Grande Guerre et finit par devenir le Sixième Mizukage de Kiri.

En résumé

Timide devenu chef, Chôjûrô incarne la nouvelle Brume, apaisée : la preuve qu'un épéiste effacé peut, à force de dévouement, porter un jour le titre suprême de son village.

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