Hiruko : le quatrième camarade des Sannin

Hiruko: el cuarto compañero de los Sannin

4071 palabras | Tiempo de lectura: 21 min

PersonnageKekkei genkai volésHiruko

Hiruko n’a jamais été le quatrième Sannin. On ne lui connaît qu’une amitié de jeunesse avec Jiraya, Tsunade et Orochimaru, et une infériorité qu’il admet lui-même. L’article suit la Technique Chimère, kinjutsu qui fusionne des corps entiers au lieu de transplanter des organes, puis les quatre kekkei genkai volés aux autres grandes nations. Il rappelle enfin les trois conditions du mont Shumisen, le sceau à retardement posé par Tsunade et la mort face au Rasenshuriken.

Sorti au Japon le 1er août 2009, Naruto Shippûden le film : La Flamme de la Volonté confie son rôle d’antagoniste à un shinobi absent du manga comme de la série animée. Né sans la moindre aptitude, Hiruko tire de la survie de Kakashi Hatake une conclusion qui décide de tout le reste : un Sharingan peut changer de propriétaire, donc une lignée héréditaire se vole.


Un contemporain des Sannin né sans le moindre don

Tout tient en trois mots : contemporain et ancien ami des Sannin. Hiruko (卑留呼) voulait devenir un shinobi puissant, mais il est né sans la moindre aptitude particulière. Rien n’en fait un « quatrième Sannin » : dans le film, il se borne à revendiquer cette amitié passée, en admettant qu’il n’était pas un shinobi doué comme Jiraya, Tsunade et Orochimaru. Le personnage naît dans un long-métrage, sorti au Japon le 1er août 2009.

Ce statut d’exclusivité compte : Hiruko n’apparaît ni dans le manga, ni dans la série animée. Sa fiche ne lui reconnaît que deux médias, le film et le jeu Naruto Mobile, ce qui le range aux côtés des autres antagonistes de long-métrage recensés par le guide des onze films. Le titre japonais, Hi no Ishi o Tsugu Mono, désigne littéralement ceux qui héritent de la Volonté du Feu ; deux voix lui sont créditées, Sôichirô Hoshi en japonais et Todd Haberkorn en anglais.

C’est un homme aux cheveux blancs et aux yeux rouges, vêtu d’un manteau surdimensionné à col haut serré par trois sangles de cuir. Enfant, il portait une robe blanche et des cheveux mi-longs noués en queue de cheval ; à l’époque de la Troisième Grande Guerre Ninja, la robe est beige, les sous-vêtements rouges, et la chevelure lui descend jusqu’aux hanches. Au moment de déclarer la guerre au monde, il s’est rajeuni par ses propres modifications corporelles : corps presque entièrement bandé, bouche comprise, seule la moitié supérieure du visage restant visible, alors qu’il est d’un âge proche de celui des Sannin.

Gros plan sur un visage aux cheveux blancs et aux yeux rouges, le nez et la bouche couverts d'un tissu clair, encadré par un très haut col rigide blanc fermé par des sangles, sur fond noir.
légende : Cheveux blancs, yeux rouges et manteau surdimensionné à col haut sanglé : l'apparence de Hiruko, ce contemporain des Sannin qu'on ne croise que dans le long-métrage de 2009 et dans le jeu Naruto Mobile.

Le Sharingan de Kakashi, déclencheur du projet

À l’origine, la Technique Chimère ne visait pas les lignées héréditaires. Le jutsu est conçu pour combiner plusieurs corps vivants en un seul organisme, porteur des caractéristiques de chacun — un corps synthétique. C’est la vue de Kakashi Hatake qui a tout réorienté : après la Troisième Grande Guerre Ninja, Hiruko est stupéfait de le trouver vivant, et surtout porteur d’un Sharingan qu’il n’a pas hérité.

L’œil vient d’Obito Uchiha, qui l’a légué à son coéquipier au cours de cette même guerre — l’épisode que raconte le récit de jeunesse de Kakashi. Pour Hiruko, la démonstration est faite : un kekkei genkai peut changer de propriétaire. Le film résume l’enchaînement sans détour, cette découverte lui donnant l’idée de voler des lignées pour devenir aussi puissant que les Sannin. Le vol n’était donc pas le projet initial ; il en est la conséquence.

Un détail de mise en scène confirme la datation. Dans les flash-back de cette guerre, le long-métrage montre Kakashi encore équipé de son sabre à chakra de lumière blanche intact et capable d’activer puis de désactiver son Sharingan à volonté. Ces deux points comptent comme des particularités du film, à ranger avec les autres écarts qu’il signale : on note aussi que Hinata y réussit les Soixante-Quatre Poings du Hakke, ce qui contredit le manga et l’anime, où elle n’y parvient que bien plus tard.

Homme aux longs cheveux gris argenté tombant devant les épaules, vêtu d'une robe beige bordée de rouge sombre laissant voir un dessous rouge en V, debout au milieu de hauts bambous.
Robe beige, dessous rouge et longue chevelure : c'est l'allure de Hiruko à l'époque de la Troisième Grande Guerre Ninja, celle au terme de laquelle il découvre Kakashi vivant et porteur d'un Sharingan.

La Technique Chimère : fusionner des corps, pas les transplanter

Kimera no Jutsu (鬼芽羅の術) est classé kinjutsu, ninjutsu et technique d’absorption de chakra, à courte portée, pour trois signes : Bœuf, Cheval, Lièvre. Le principe tient en une phrase — Hiruko intègre le corps entier de ses victimes au sien et récupère leurs kekkei genkai, leur physique et leur chakra. Le nom lui-même est un jeu de mots : des kanji plaqués sur un mot anglais puis glosés en katakana, un procédé qui rappelle certaines techniques de Kumo.

La comparaison avec Orochimaru vient vite, mais elle est fausse. Le Fushi Tensei transfère l’âme du Sannin dans un autre corps, une fois tous les trois ans, et l’ancien est abandonné. Hiruko, lui, garde le sien : sa technique exige des modifications corporelles, un espace creusé dans le torse pour y loger la cible, d’où les larges cicatrices et les agrafes visibles sur son torse et ses flancs. Ce creux reste un point faible tant qu’il n’est pas comblé.

L’autre voisin est Kakuzu, dont le Jiongu arrache des organes encore fonctionnels et permet de garder jusqu’à quatre cœurs de rechange : le rapprochement avec la Technique Chimère est explicite. La différence tient à l’échelle. Le trésorier de l’Akatsuki prélève un organe ; Hiruko avale une personne entière. Le prix se lit sur son corps : silhouette décharnée, mâchoire décrochée, dents rabougries, blanc des yeux inversé, bouche recousue comme celle d’une poupée de chiffon.

Homme très pâle étendu sur le dos sur une roche grise, yeux fermés, longs cheveux blancs répandus au sol, torse décharné barré sur toute sa longueur d'une rangée d'agrafes métalliques, bras et hanches enroulés de bandages.
Étendu au sol, Hiruko laisse voir ce que coûte la Technique Chimère : un torse décharné et agrafé, là où le kinjutsu réclame un espace creusé dans le corps pour y loger la victime.

L'ordre d'exécution attribué à Hiruzen

Le point de bascule tient en une phrase : quelque temps après la Troisième Guerre, les recherches et les notes de Hiruko sur sa technique sont découvertes. La suite est rapportée avec prudence — c’est lui qui affirme que le Troisième Hokage a ordonné aux Sannin de l’assassiner, ce qui l’aurait poussé à quitter le village comme nukenin. La formulation compte : l’accusation vient de l’intéressé, et non du récit.

La section consacrée à sa personnalité, elle, ne prend pas de gants sur les faits reprochés. Son besoin de puissance l’a conduit à des expériences humaines qualifiés de blasphématoires, et c’est pour ces crimes que le Troisième a cherché à le faire exécuter — décision qui a déclenché sa fureur. Le film, de son côté, se contente d’écrire que le Hokage a découvert ses travaux et qu’il a dû fuir Konoha.

Reste l’hypothèse que son statut laisse ouverte : et s’il y avait eu un quatrième nom à côté de ceux des Sannin ? Rien ne la valide jamais. On sait seulement qu’il les a fréquentés, qu’il voulait leur ressembler, et que la voie choisie pour y parvenir — collectionner des lignées héréditaires au lieu d’en hériter — est précisément celle qui l’a fait déclarer criminel.


Quatre kekkei genkai volés, et un plafond technique

Le butin est chiffré : quatre lignées prises aux autres grandes nations. Le Kôton (鋼遁) change son corps en acier, quasiment indestructible. Le Jinton (迅遁) le fait se déplacer si vite qu’il n’est plus qu’une traînée. Le Ranton (嵐遁), combinaison de foudre et d’eau associée à Kumo, lui sert ici à produire des nuages d’orage chargés. Le Meiton (冥遁), enfin, absorbe puis restitue le chakra adverse.

L’articulation défensive est explicite : avec le Meiton, le Kôton et le Jinton, il est respectivement immunisé contre le ninjutsu, le kenjutsu et le taijutsu. Le Meiton passe par une marque sur sa paume gauche, deux losanges superposés dont le carré supérieur aspire et le carré inférieur relâche. Un détail à relever : la même marque figure dans le dos de ses trois subordonnés, ce qui la rattacherait plutôt à la Technique Chimère elle-même.

Deux précautions de lecture s’imposent. Le Jinton de Hiruko (迅遁) partage sa romanisation avec la Libération de Poussière (塵遁) sans désigner la même chose. Et le plafond est net : seule, la Technique Chimère absorbe quatre lignées au maximum, et encore de façon incomplète. Le film ajoute qu’il peut déjà s’en servir sans avoir totalement assimilé ses victimes ; l’accès plein, lui, se paie autrement.

Personnage en long manteau clair à très haut col et ceintures à boucle, le bas du visage masqué, debout dans une salle sombre à arcades, tendant un bras devant lui, paume ouverte, d'où jaillit un immense flot d'énergie bleue qui envahit la moitié du cadre.
Le Meiton, l'une des quatre lignées volées, passe par la paume : le chakra aspiré en ressort ici d'un seul jet.

La déclaration de guerre projetée sur les cinq villages

Les disparitions commencent loin de Konoha : des ninjas porteurs de kekkei genkai s’évaporent à Kumo, Iwa, Kiri et Suna. Le soupçon retombe pourtant sur le village de la Feuille, et la rumeur d’une rébellion contre le Pays du Feu enfle. Quand une escouade Anbu part enquêter, Hiruko l’élimine en aspirant le chakra de type Terre de ses membres, puis retourne le sol contre eux sous forme de mâchoires de pierre.

Le soir venu, il projette son image dans le ciel des cinq grands villages et se présente comme un shinobi de Konohagakure — la phrase qui achève de désigner le coupable. Il annonce détenir les kekkei genkai des quatre disparus, réclame le cinquième, promet son immortalité et déclare une Quatrième Grande Guerre Ninja ; celle que raconte le manga se déroule bien après les événements du film. Le procédé est rangé parmi les techniques de projection, employées ailleurs par Zetsu Noir et Toneri.

Les conséquences politiques sont immédiates. Les autres nations massent des troupes aux frontières et menacent d’envahir ; le daimyô du Feu ordonne à Tsunade d’arrêter les responsables et de prouver l’innocence de Konoha, faute de quoi le Pays du Feu détruira lui-même le village pour préserver la paix. Sur la route d’une rencontre secrète avec elle, Gaara et son escorte de Suna sont pris sous une avalanche déclenchée par la créature-oiseau.

Immense silhouette humaine translucide et blanchâtre dressée dans un ciel d'orage tourbillonnant, au-dessus d'une forêt et de falaises, vêtue d'un long manteau à haut col barré de bandes sombres horizontales.
La Technique de projection à l'œuvre : Hiruko dresse son image géante dans le ciel pour se présenter aux cinq grands villages comme un shinobi de Konohagakure et déclarer la guerre.

La malédiction des marionnettes, posée des années plus tôt

Le cinquième kekkei genkai a un nom et une adresse : le Sharingan de Kakashi. Hiruko n’a même pas besoin d’aller le chercher, puisqu’il a marqué sa cible pendant la Troisième Guerre, lors de leur rencontre. Il s’agit d’un sceau que le film ne nomme jamais et que le jeu Naruto Mobile baptise Malédiction des marionnettes, activable des années après sa pose : la fiche du personnage parle de près de deux décennies, quand le résumé du film s’en tient à plus de dix ans.

Le motif est un œil rouge à pupille cerclée, quatre traits partant de la paupière supérieure et deux traits épais sur le côté. Il apparaît sur le front de Kakashi, s’efface, puis prend le contrôle de son corps ; les yeux du possédé virent au rouge. Le pilotage est comparable à celui d’une marionnette, gestes de la main compris — une parenté de vocabulaire avec le kugutsu no jutsu, pas une parenté de technique.

Kakashi choisit alors de se laisser emmener. Il demande à Shikamaru de prévenir Naruto qu’il quitte le village et de ne pas le suivre, tandis que Tsunade le déclare officiellement déserteur pour couvrir la mission secrète. Une note de production ajoute une précision inattendue : les feuilles de modèle de Studio Pierrot donnent 188 cm à Hiruko au moment où il pose cette malédiction.


Ciel, Terre, Homme : le rituel du mont Shumisen

L’absorption complète obéit à trois conditions nommées : « Ciel », « Terre » et « Homme ». Elles correspondent à l’éclipse solaire, au mont Shumisen et aux cinq sacrifiés porteurs de kekkei genkai. Réunies, elles doivent apporter l’immortalité et la maîtrise des cinq éléments. Le film précise que l’éclipse annulaire attendue est à deux jours de là, ce qui fixe tout le compte à rebours du récit.

Le mont Shumisen (須弥山) se dresse entre le Pays de la Terre et Kusagakure, au centre du continent. Quatre portes en gardent l’accès, les trois premières tenues par Ichi, Ni et San, dont les noms signifient simplement un, deux et trois. Au sommet, la forteresse expose les victimes crucifiées. Le nom renvoie au mont Sumeru de la cosmologie hindoue-bouddhique, et les quatre portes aux Quatre Rois Célestes qui l’entourent.

Les trois gardiens emploient le kinjutsu de leur maître, mais sur des bêtes : serpents à deux têtes pour Ichi, chiens modifiés et lion-tortue pour Ni, oiseau à plumes explosives pour San. Ichi tombe sous l’attaque combinée de Lee et Neji, de l’équipe de Gaï, et Ni sous les insectes de Shino ; San, lui, se dégage de la prise mentale d’Ino avant de fusionner avec ses deux camarades en une bête unique, que les Konoha 11 finissent par détruire. Un piège de sceaux-barrières camouflés complète le dispositif ; Shikamaru le dissipe avec sa Couture des Ombres.

Créature géante gris pâle couverte de plaques anguleuses, dotée de vastes ailes membraneuses bordées de vert, d'une tête cornue aux yeux rouges entourée d'une collerette de fourrure claire et, au bout d'un long appendice annelé, d'une seconde tête plus petite à la gueule grande ouverte.
Plusieurs bêtes sur un même corps : les gardiens des portes du mont Shumisen emploient le kinjutsu de Hiruko sur des animaux — serpents pour Ichi, lion-tortue pour Ni, oiseau pour San.

Le sceau de Tsunade, le Rasenshuriken et le remords final

Avant de partir, Kakashi demande à Tsunade de lui apposer une Technique à retardement (時限式の術), un fûinjutsu qui se déclenche à l’heure dite même si son porteur est torturé ou plongé en transe. Sai la présente comme un ultime recours rare de l’Anbu, Sakura comme une bombe à retardement vivante. Son effet programmé est simple : activer le Kamui à l’instant précis où Hiruko tentera de l’assimiler.

Le plan échoue par excès de loyauté. Naruto crève la gangue de vase à coups de Rasengan et arrache Kakashi au corps de Hiruko ; le Kamui s’interrompt, et cette intervention a sauvé le nukenin sans le vouloir. Le combat qui suit tourne mal : Hiruko absorbe le Rasengan géant et le Raikiri, puis les renvoie à leurs auteurs. Le Rasenshuriken frappe enfin le torse : Hiruko ne parvient pas à en recombiner manipulation de forme et manipulation de nature, et la copie qu’il tente se défait.

La fin est un dialogue. Revenu à son apparence d’origine, Hiruko demande à Kakashi ce qu’il a manqué ; celui-ci répond qu’il s’est servi des autres pour compenser sa faiblesse et n’a cherché qu’à se perfectionner seul. Hiruko objecte qu’il n’avait pas de camarades — puis voit apparaître ses anciens amis, les Sannin et le Troisième Hokage, lui disant qu’ils étaient là. Kakashi admet avoir commis la même erreur. C’est le premier antagoniste de film de la série à exprimer des remords avant de mourir.

Sur un plateau de roche éclatée en gros blocs, un personnage vu de dos, longs cheveux blancs et membres enroulés de bandes rayées, lance de longues bandes claires qui traversent tout le cadre et fendent le sol ; au loin, une petite silhouette en veste sombre est projetée en l'air parmi les éclats de pierre.
légende : Hiruko fait circuler son chakra dans les bandages de ses bras : il peut alors les manipuler, et ils deviennent assez solides pour trancher la roche.

Tableau récapitulatif

Aspect Détail
Nom Hiruko (卑留呼), homonyme mais distinct de Hiruko (ヒルコ), la marionnette humaine de Sasori
État civil Homme, décédé ; nukenin de Konohagakure
Affiliations Konohagakure, puis le mont Shumisen ; chef de l’Équipe Hiruko (Ichi, Ni, San)
Kekkei genkai volés Meiton (冥遁), Kôton (鋼遁), Ranton (嵐遁) et Jinton (迅遁), pris aux autres grandes nations
Natures de chakra listées Vent, Foudre, Terre, Eau, plus les quatre kekkei genkai acquis
Technique signature Technique Chimère, Kimera no Jutsu (鬼芽羅の術), kinjutsu à trois signes : Bœuf, Cheval, Lièvre
Autres techniques Meiton・Kyûketsukô, Malédiction des marionnettes, Élément Terre · Terre Dévorante, Technique de Projection, piège de la sphère-barrière dévorante, bélier de vase ultra-visqueuse, plus le Rasengan géant et le Raikiri absorbés
Voix Sôichirô Hoshi (japonais), Todd Haberkorn (anglais)
Première apparition Naruto Shippûden le film : La Flamme de la Volonté, sorti au Japon le 1er août 2009 ; jeu Naruto Mobile
Statut canonique Exclusif au long-métrage et au jeu : aucun chapitre ni épisode ne le met en scène
Sort final Vaincu par le Rasenshuriken de Naruto au mont Shumisen, il meurt en exprimant des remords

FAQ

  • Hiruko a-t-il vraiment été le quatrième Sannin ?
    Non, rien ne lui accorde ce rang. Il est seulement situé dans la même génération que Jiraya, Tsunade et Orochimaru, comme une relation de jeunesse. Devant Naruto, arrivé au pied du temple, il concède lui-même n’avoir jamais eu leur talent : c’est cette infériorité, et non un quatrième siège resté vacant, qui commande tout son parcours.
  • Pourquoi Hiruzen aurait-il ordonné son élimination ?
    Il faut distinguer deux niveaux. Sa fiche impute au Troisième Hokage une tentative d’exécution motivée par ses crimes, à savoir des expérimentations menées sur des êtres humains. Le contrat confié aux Sannin, lui, ne repose que sur la parole de Hiruko, et il faut le tenir pour une allégation. Le résumé du film se borne à la découverte des travaux et à la fuite.
  • Hiruko apparaît-il dans le manga ou dans la série animée ?
    Non : on ne le trouve que dans le long-métrage et le jeu. Une seule passerelle existe, et ce n’est qu’une ressemblance : Pakura, Toroi, Gari et Chûkichi, introduits plus tard dans le manga au sein de l’armée de l’Akatsuki, rappellent fortement les porteurs de kekkei genkai enlevés ici — allure, vêtements, village d’origine —, avec des lignées différentes, voire aucune pour Chûkichi.
  • Quelle différence entre la Technique Chimère et le Fushi Tensei d’Orochimaru ?
    Le sens du transfert s’inverse. Chez Orochimaru, c’est l’esprit qui migre : il quitte son enveloppe pour une autre, au rythme d’une fois tous les trois ans. Chez Hiruko, rien ne migre — ce sont les victimes qui entrent dans une enveloppe restée la sienne, creusée et agrafée pour les accueillir. Le Jiongu de Kakuzu tient une position intermédiaire, borné au vol d’organes.
  • Pourquoi le Rasenshuriken a-t-il fonctionné là où le Rasengan et le Raikiri avaient échoué ?
    Parce que le Meiton restitue, amplifié, ce qu’il a pris : les deux premières techniques lui sont revenues remaniées — le Raikiri converti en arme à moyenne portée, le Rasengan plus gros que la normale —, retournées contre Naruto et Kakashi. La troisième superpose deux manipulations, celle de la forme et celle de la nature du chakra, et l’assemblage lui échappe. Shikamaru avait par ailleurs désigné la cavité thoracique comme le point à viser.
  • Est-ce le même Hiruko que la marionnette de Sasori ?
    Non, trois entrées distinctes portent ce nom : la marionnette humaine de Sasori (ヒルコ), le shinobi exclusif à l’anime dont ce pantin a été tiré, et le nukenin du long-métrage (卑留呼). Seul le dernier est l’antagoniste de La Flamme de la Volonté, et les deux graphies ne renvoient pas au même personnage.

En résumé

Hiruko est un antagoniste de long-métrage, pas un membre oublié des Sannin. Rien ne lui accorde ce rang ni la moindre apparition dans le manga : on y voit un homme qui a substitué le vol des lignées héréditaires à un talent qu’il n’avait pas, et qui meurt en exprimant des remords.

↑ Retour en haut

Regresar al blog