Kankurô : le marionnettiste du Sable

Kankuro: The Puppeteer of the Hidden Sand

4049 mots | Temps de lecture : 20 minute(s)

PersonnageKankurôMarionnettes

Entre une sœur qui manie le vent et un frère au sable meurtrier. Frère du milieu de la fratrie du Sable, Kankurô a choisi l'art le plus retors de Sunagakure : les marionnettes. On y passe en revue Karasu, Kuroari et Sanshôuo, on revient sur l'héritage de Sasori — ses marionnettes et son corps — et sur le rôle de tacticien qu'il tient pendant la guerre. De quoi rendre justice à celui qu'on cite toujours en dernier.

Entre une grande sœur maniant le vent et un petit frère au sable meurtrier, il manie l'art le plus retors de Suna : Kankurô, le marionnettiste de la fratrie du Sable. Portrait du frère du milieu.


Le frère du milieu

Kankurô est l’enfant du milieu de la fratrie du Sable : plus jeune que Temari, plus âgé que Gaara, tous trois nés du Quatrième Kazekage Rasa et de Karura. Le databook fixe son anniversaire au 15 mai, son groupe sanguin à B et son matricule ninja 54-002 ; il sort de l’Académie à douze ans et passe chûnin à seize. Sa fiche compte quarante-trois missions officielles : aucune de rang D, neuf de rang C, dix de rang B, vingt-trois de rang A et une de rang S.

La coutume de Sunagakure voulait qu’un proche du Kage soit jinchûriki ; le chapitre 547 précise que ni Kankurô ni Temari n’étaient compatibles avec le démon à une queue, contrairement à leur cadet. L’anime prolonge cette enfance à sa manière. Dans l’épisode 388 de Shippûden, un jeune Kankurô traite Gaara de « monstre » et lui demande s’il éprouve des remords d’avoir tué des villageois, avant d’être réduit au silence par une menace de mort. Toujours dans l’anime, Chiyo refuse de le prendre comme élève.

Genin pendant la première partie, jônin dans la seconde, il passe de 165 à 180 centimètres au fil des ellipses. Une fois Gaara devenu Cinquième Kazekage, Kankurô est l’un de ses gardes du corps attitrés, aux côtés de Temari, et cette protection tourne vite à la susceptibilité : il s’emporte contre quiconque insulte son frère, conseillers de Suna compris. Le databook ajoute deux notations qui disent le reste du personnage : son passe-temps est de collectionner des marionnettes et d’en modifier les mécanismes, et il souhaite affronter n’importe qui sauf Gaara.

Portrait rapproché d'un ninja au visage peint de larges traits violets, coiffé d'une capuche noire à deux pointes et d'un bandeau frontal métallique gravé d'un sablier ; derrière lui, les bâtisses ocre d'un village de désert.
Le maquillage de guerre et la capuche à oreilles de chat : la silhouette de Kankurô, garde du corps de Gaara à Sunagakure.

Le maître des marionnettes

Kankurô combat à distance : il anime des pantins armés au bout de fils de chakra, selon le principe du kugutsu no jutsu enseigné à Suna. Il baptise son style le Kurohigi, la « technique secrète noire », un nom construit en écho au Shirohigi de Chiyo, la « blanche », et à l’Akahigi de Sasori, la « rouge ». Ses marionnettes lui arrivent une par une, à chaque grand arc : Karasu le Corbeau, qui attaque ; Kuroari la Fourmi Noire, qui capture ; Sanshôuo la Salamandre, qui protège, apparue au début de la Partie II. Au départ, il n’en manœuvre qu’une à la fois.

Karasu, humanoïde à trois yeux et quatre bras, dissimule des projectiles empoisonnés, des lance-fumigènes capables de cracher un gaz toxique, des faux escamotables, des couteaux de poignet, une lame ventrale ajoutée en Partie II et une aiguille empoisonnée géante logée dans sa bouche ; chacun de ses membres se détache pour attaquer séparément, et ses yeux abritent un dispositif d’enregistrement. Kuroari, elle, ne porte qu’une scie par segment de bras : sa fonction n’est pas de blesser mais d’enfermer l’adversaire dans son ventre en forme de tonneau.

Sanshôuo relève une collerette pour parer de face, replie sa queue pour couvrir l’arrière, se recouvre d’une cape de fer et offre un corps creux où Kankurô peut s’abriter avec deux personnes ; son point faible est l’articulation latérale de la collerette, qui suffit à faire tomber le bouclier. Marionnettiste, donc combattant de longue portée, il reste vulnérable au corps à corps : il s’en tire en permutant sa place avec un pantin ou, selon le roman Gaara Hiden, en se cachant sous terre. Le guide Naruto: One Decade, One Hundred Ninja précise page 61 qu’il a choisi de piloter Sanshôuo, la défensive, pour protéger son frère.

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En pleine forêt, un ninja encapuchonné au visage peint tient devant lui un pantin de bois à la crinière hirsute, la mâchoire ouverte et aux bras multiples, entouré de longues bandes de tissu déroulées.
Karasu, le pantin offensif de Kankurô, sort de son emballage : le marionnettiste combat en gardant ses distances.

Le tricheur de l’examen écrit

Kankurô entre dans le manga au chapitre 34, au vingtième épisode de l’anime, par une scène de rue : il soulève Konohamaru par son écharpe et fait trébucher Naruto d’un fil de chakra invisible, avant que Gaara ne l’arrête d’une menace. L’épreuve écrite des examens chûnin est conçue pour tester la collecte discrète d’informations ; Kankurô demande à sortir aux toilettes et révèle alors que l’un des surveillants est Karasu déguisé. Il regagne sa place avec les réponses juste avant la dernière partie de l’épreuve et les glisse à Temari.

L’examinateur Ibiki Morino lui lance qu’il espère que sa « partie de poupées » lui aura servi, façon de lui signifier que le stratagème n’avait trompé personne. Dans la Forêt de la Mort, Kankurô joue la sobriété : il juge inutile d’affronter l’équipe de Shigure si elle détient le même rouleau qu’eux. Il finit surtout par empoigner son cadet pour le forcer à écouter son aîné, excédé par les ennuis qu’il provoque ; Gaara lui répond qu’il ne le considère pas comme un frère.

Les préliminaires l’opposent à Misumi Tsurugi, qui enroule son corps autour du sien et menace de lui briser la nuque s’il n’abandonne pas. Le Kankurô qu’il étreint est en réalité Karasu déguisé : le vrai fait broyer les os de son adversaire avant qu’il ait pu se rendre, et Misumi survit hors d’état de combattre. En finale, Kankurô doit affronter Shino Aburame ; il déclare forfait pour ne pas exposer les modifications apportées à Karasu en vue de l’invasion. L’anime ajoute une scène du mois qui sépare les préliminaires de la finale, où Baki annonce à la fratrie une mission de rang A+ : la destruction de Konoha.

Sur un sol dallé, un ninja au visage peint s'extrait d'une carapace de marionnette qui se déplie autour de lui.
La Modification Corporelle Souple : c'est en se pliant dans la coque de Karasu qu'il triche à l'épreuve écrite.

Immobilisé par Shino, vainqueur de Sakon et Ukon

Quand l’invasion de Konoha commence, Kankurô et Temari évacuent Gaara blessé ; en se découvrant suivis, Kankurô reste en arrière-garde pour gagner du temps. Shino Aburame s’interpose avant qu’il n’affronte Sasuke, pour disputer le match que le forfait lui avait volé. Kankurô lance Karasu à l’assaut, puis une bombe de gaz toxique dont Shino inhale une partie, mais l’Aburame avait déjà posé un insecte sur lui. Guidés par ce marqueur, ses kikaichû remontent jusqu’à la position du marionnettiste et lui vident tout son chakra. Immobilisé, Kankurô ne doit la vie qu’au poison : Shino s’évanouit avant de l’achever.

Peu de temps après, Suna envoie la fratrie prêter main-forte à la mission de récupération de Sasuke. Kankurô arrive au secours de Kiba Inuzuka et d’Akamaru, menacés par Sakon et Ukon. Sakon tente sur lui sa Technique de Démolition du Démon Parasite, qui consiste à fusionner avec le corps de sa cible ; mais ce qu’il a saisi n’est pas Kankurô, c’est Kuroari. Le marionnettiste surgit d’un sac fixé dans le dos du pantin et l’empale de plusieurs lames.

Karasu attire ensuite les deux frères vers Kuroari, qui les enferme dans son ventre ; la tête et les six membres de Karasu se détachent, chacun armé d’une lame, et les sept lames s’enfoncent en même temps dans les fentes prévues sur le corps de Kuroari. C’est le Kurohigi Kiki Ippatsu, et il tue Sakon et Ukon, les membres les plus forts du Son Quatre, alors que leur vainqueur est encore genin. Sa réplique à Kiba, au chapitre 217, tient en une ligne : puisqu’on le sous-estime à ce point, il n’est pas près de s’en aller.

Dans un sous-bois, un ninja au visage peint s'élance vers un adversaire en manteau clair qui esquive en pivotant.
Shino l'immobilise sans combattre : ses insectes avaient déjà pris place dans les articulations de la marionnette.

Trois jours à vivre : le lambeau de manteau

Au début de la deuxième partie, Gaara est enlevé par Deidara et Sasori. Kankurô se lance à leur poursuite et sort ses trois marionnettes de leurs parchemins. Sasori repousse d’emblée une attaque de Karasu en révélant qu’il est le créateur des trois pantins, et qu’il en connaît donc chaque secret. Le manga ne montre pas la suite : il reprend après la défaite, et c’est l’adaptation animée qui détaille le déroulement du combat. Kankurô y combine ses pantins avec efficacité sans jamais percer les défenses de son adversaire.

Sasori les capture l’un après l’autre et les démonte, puis frappe Kankurô de sa queue empoisonnée et s’en va en lui laissant trois jours avant que le poison ne le tue. À terre, dans son dernier geste, Kankurô fait arracher par un fragment de Karasu un lambeau du manteau de Sasori. Ce morceau de tissu sera la piste dont l’équipe 7 se servira pour remonter jusqu’à Gaara. Sakura Haruno extrait le poison de son organisme et compose un antidote à partir de ce qu’il en restait.

L’anime seul montre les pièges de Sasori tuant presque tous les shinobi de Suna partis avec lui : il n’en sauve que deux en les abritant dans Sanshôuo. La suite est dans le manga. Au chapitre 254, il supplie Naruto de ramener son frère ; au chapitre 270, à peine remis, il repart avec Temari sur les traces de l’équipe 7. L’anime ajoute encore une scène où il tente de frapper un conseiller déclarant que le village se porterait mieux sans Gaara, et où Baki le retient.

Vue de haut sur un vaste cercle de scellement tracé au sol, où plusieurs personnes sont étendues autour d'un corps.
Trois jours de sursis : le poison de Sasori n'a d'antidote que dans les mains de Sakura et de Chiyo.

L’héritage de Sasori

Les quatre marionnettes de Kankurô ont le même auteur : Sasori, maître reconnu de la technique des marionnettes, déserteur de Sunagakure passé à l’Akatsuki, dont l’arsenal lui est revenu quelque temps après ce départ. La quatrième n’est autre que le corps de Sasori, récupéré après sa mort : la marionnette paraît au chapitre 464, où Kankurô s’en sert au Sommet des Cinq Kage contre Sasuke, avec l’Akahigi : Kiki Sankaku, où elle détache sa tête pour projeter, du cou et des paumes, des lames triangulaires lestées de billes explosives.

Ce corps conserve ce que Sasori y avait installé : le câble enroulé dans la cavité ventrale, qui sert de dard, les tuyaux des mains qui crachent le feu, et les lames fixées à l’arrière des hanches. Kankurô y ajoute deux pièces de son cru, le Bouclier Mécanique de Lumière au bras droit et un bras gauche capable de s’allonger. C’est cet assemblage qui lui ouvre l’Akahigi, la « technique secrète rouge » de son prédécesseur, et qui lui servira à couvrir un allié pendant la guerre.

« Mère » et « Père » sont les deux premières marionnettes que Sasori ait construites, enfant, à l’image de ses parents tués par Sakumo Hatake. Il ne leur avait donné aucune arme : elles devaient simuler une affection perdue, pas combattre. C’est Chiyo, sa grand-mère, qui les a armées après son départ, d’un katana dentelé pour la Mère et d’un fouet de bois hérissé de kunai pour le Père. Ramené par l’Edo Tensei puis vaincu pendant la guerre, Sasori les lègue à Kankurô au chapitre 519, à charge pour lui de les transmettre à la génération suivante.

Deux grandes marionnettes à collerette hérissée, l'une aux longs cheveux bruns, l'autre aux cheveux roux, se dressent au premier plan, la mâchoire articulée bien visible ; derrière elles, une vieille femme au foulard et, à genoux, une jeune fille aux cheveux roses
« Mère » et « Père », les deux marionnettes que Sasori avait tirées de ses parents : ce sont elles qu'il lègue à Kankurô au moment de disparaître.

Le tacticien de la guerre

Pendant la Quatrième Grande Guerre Ninja, Kankurô, devenu jônin, prend la tête de la Division d’Attaque-Surprise, le Kishû Butai, qui apparaît au chapitre 515 et à l’épisode 256. L’unité gagne les lignes ennemies sur les oiseaux d’encre de Sai, puis installe un camp fortifié dont Kankurô distribue lui-même les postes : Omoi aux pièges, Sai en vigie aérienne, Ittan aux tranchées de Doton, Tango à l’antenne de transmission de chakra, Zaji et Hoheto Hyûga à la détection, Kiri à la stratégie.

Un allié capturé, Muta Aburame, entre au camp avec de l’argile explosive dans sa gourde ; Zaji se précipite vers lui et Kankurô l’arrache à l’explosion d’un fil de chakra, pendant qu’Ittan abaisse le sol pour couvrir le reste de l’unité. Quand Sasori se dévoile, Kankurô accroche ses propres fils à ceux du marionnettiste pour le tirer à découvert, Ittan soulevant le sol au même instant. Au chapitre 518, il lui déclare que son Kurohigi a depuis longtemps dépassé l’Akahigi, enferme Shin dans Sanshôuo pour étouffer une explosion, couvre Omoi du bouclier mécanique, puis sort deux Kuroari pour capturer Sasori et Deidara.

Sa division est ensuite confrontée à Hanzô, Kimimaro et Chiyo, tous trois ramenés d’entre les morts. Kankurô ordonne la retraite, la Brume Empoisonnée d’Ibuse les paralyse en chemin, et c’est Mifune qui intercepte le coup destiné à les achever. Ce qu’il dit à Omoi au chapitre 517 résume sa manière de commander : la réussite ou l’échec de l’embuscade pèsera sur la guerre et sur le nombre de morts, et la seule chose à laquelle penser est de faire réussir l’opération.

Au pied d'une paroi rocheuse, plusieurs shinobi en gilet tactique se concertent ; à droite au premier plan, le ninja au visage peint et à la capuche noire, et au centre un jeune homme brun, la main au menton.
La Division d'Attaque-Surprise au moment de sa formation : c'est elle que Kankurô commande pendant la Quatrième Grande Guerre.

Maizuru : le faux coup d’État de Gaara Hiden

Le roman « Gaara Hiden : A Sandstorm Mirage » lui offre son épisode le plus retors, et c’est bien d’un roman qu’il s’agit, non du manga. En étudiant des rapports sur les marionnettes autonomes du clan Ôtsutsuki, Kankurô met au point des fils de chakra trop fins pour être perçus : ses pantins semblent dès lors bouger seuls, il n’a plus besoin de gestes visibles pour les diriger et peut le faire de beaucoup plus loin. Il s’en sert pour fabriquer de toutes pièces une identité.

Cette identité est « Maizuru », jeune recrue inexpérimentée de l’équipe qu’il dirige : tantôt une marionnette qu’il pilote, tantôt lui-même déguisé. Maizuru devient le favori de Tôjûrô, l’un des conseillers de Suna. Le mobile est politique : le mariage de Temari avec Shikamaru Nara approche et le conseil redoute que leurs enfants, ninja de Konoha, ne revendiquent un jour le titre de Kazekage. On presse donc Kankurô de se marier ; il esquive en objectant qu’il ne peut pas passer devant Gaara.

De jeunes ninja menés par Amagi, trop jeunes pour avoir jamais vu Gaara combattre, lui proposent alors de renverser son frère. Il accepte à condition que personne ne soit tué et met en scène un faux coup d’État dont les images sont transmises à Tôjûrô, pendant que Baki élimine les déserteurs engagés pour assassiner le Kazekage. Le conseiller ordonne à Maizuru d’arrêter Kankurô et avoue son plan : écarter la famille du Kazekage, puis installer Maizuru comme dirigeant qu’il tiendrait en main. Kankurô retire alors le déguisement et le fait arrêter par Amagi.


Ce que Kankurô devient dans l’ère Boruto

Quinze ans après la guerre, Kankurô escorte toujours Gaara aux sommets des Cinq Kage tenus à Konoha, et les deux frères en profitent pour passer voir Temari et son fils Shikadai. Il accompagne aussi le Kazekage à la finale des examens chûnin qui ouvre l’ère Boruto, puis aide les habitants à se mettre à l’abri quand Momoshiki et Kinshiki attaquent le village. Sa fonction n’a pas bougé : il reste le garde du corps et l’homme de confiance de son frère.

L’anime lui accorde un combat entier dans l’arc de l’escorte du Ichibi. Chargé de convoyer Shukaku vers Konoha avec Boruto et Shinki, il voit surgir quatre marionnettes autonomes d’Urashiki Ôtsutsuki et décide de les affronter seul pour couvrir la fuite des deux garçons, y voyant en marionnettiste un défi amusant. Débordé, il emploie à l’épisode 122 un dernier expédient : faire exploser ses propres marionnettes. Trois pantins sur quatre sont détruits, le dernier poursuit sa route, et Kankurô survit en s’abritant dans l’une des siennes.

La suite en manga le retrouve trois ans plus tard, quand les Arbres-Dieux envahissent Suna : Shinki est dévoré par une Griffe-Fange après avoir scellé Gaara, et c’est Kankurô qui appelle Shikamaru pour demander l’aide de Konoha, en le priant de ne rien dire à Temari afin de ne pas l’inquiéter. Une fois les Arbres-Dieux Matsuri et Ryû vaincus, Shinki est libéré, libère Gaara à son tour, et Kankurô transmet le bilan à Shikamaru : tous deux se rétabliront complètement.

Portrait d'un homme adulte en capuche noire, le visage couvert de peinture violette, devant un bâtiment de brique.
À l'ère Boruto, il conseille le Kazekage et forme la relève de Suna.

Un nom de kabuki, un costume de bunraku

Le nom du personnage vient de Nakamura Kankurô, nom de scène porté par une lignée d’acteurs de kabuki qui remonte au début du XVIIe siècle. Le dernier à l’avoir porté, Nakamura Kankurô V, l’a échangé en 2005 contre celui, plus prestigieux, de Nakamura Kanzaburô XVIII. Pris au pied de la lettre, le nom peut se rendre par « neuvième fils intuitif ». Le choix n’a rien d’isolé : l’univers dessiné par Masashi Kishimoto fait de ce personnage une allusion continue aux arts de la scène japonais.

Sa tenue noire à capuche n’est pas un habit de ninja mais un costume de marionnettiste de bunraku, le théâtre de marionnettes japonais : les manipulateurs y portent du noir et une cagoule précisément pour ne pas détourner le regard des pantins. Le maquillage, lui, change à chaque nouvel arc du manga, et six versions successives sont recensées : de la figure triangulaire des débuts au motif en T de la Partie II, puis jusqu’à celle de la Nouvelle Ère. Dans le code des couleurs du kabuki, le violet signifie la noblesse et l’élévation.

Reste un trait que seul le japonais fait entendre. Kankurô y parle avec l’accent de Yokohama et termine ses phrases par « -jan », un marqueur que le manga associe aux loubards et aux bandes de motards, les « yankii » ; un choix qui pourrait servir à le démarquer du japonais standard de Tokyo que parlent les personnages de Konoha. Un omake se charge du reste : Temari le prévient que s’il continue à parler à ses marionnettes comme si elles étaient vivantes, plus personne ne voudra le fréquenter.

Gros plan sur un ninja encapuchonné dont le visage porte de larges traits de peinture violette, entouré d'autres ninja du Sable.
Le maquillage renvoie au kumadori du kabuki, comme son nom ; la tenue, elle, vient du théâtre de marionnettes bunraku.

Tableau récapitulatif

Aspect Détail
Village Sunagakure (fratrie du Sable)
Fratrie Frère du milieu (Temari, Gaara)
Marionnettes Karasu, Kuroari, Sanshôuo
Héritage Les marionnettes et le corps de Sasori
Rôle Chef de la Division d'Attaque-Surprise

FAQ

  • Qui est Kankurô dans Naruto ?
    Le marionnettiste de la fratrie du Sable, frère du milieu entre Temari et Gaara, ninja de Sunagakure.
  • Quelles marionnettes utilise Kankurô ?
    Karasu (Corbeau), Kuroari (Fourmi Noire) et Sanshôuo (Salamandre), toutes créées à l'origine par Sasori.
  • Quel est le lien entre Kankurô et Sasori ?
    Kankurô manie les marionnettes créées par Sasori, et hérite plus tard de ses marionnettes « Mère » et « Père » ainsi que de son corps.
  • Kankurô hérite-t-il de la marionnette Hiruko ?
    Non : Hiruko, l'armure de Sasori, avait été détruite bien avant, lors du sauvetage de Gaara. Kankurô hérite des marionnettes « Mère » et « Père ».
  • Quel rôle joue Kankurô dans la Quatrième Guerre ?
    Il commande la Division d'Attaque-Surprise de l'Alliance, spécialisée dans les embuscades.

En résumé

Longtemps dans l'ombre de son petit frère, Kankurô s'impose comme un stratège et un pilier de Suna — gardien fidèle du Kazekage et de l'héritage de Sasori.

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