Kisame Hoshigaki : le monstre de la Brume

Kisame Hoshigaki: The Monster of the Hidden Mist

3855 mots | Temps de lecture : 19 minute(s)

PersonnageAkatsukiKirigakure

Peau bleue, épée vivante, chakra digne d'une bête à queues. Déserteur de rang S de Kirigakure, Kisame Hoshigaki traîne Samehada, une lame affamée qui dévore le chakra de ses adversaires. Son passé d'épéiste, la formule qui lui colle à la peau, la bête à queue sans queue, et son duo avec Itachi au sein de l'Akatsuki sont passés au crible, jusqu'à sa fin. Le monstre de la Brume mérite mieux qu'un rôle de second couteau.

Un colosse à la peau bleue, une épée vivante affamée de chakra : Kisame Hoshigaki est l'un des membres les plus redoutables de l'Akatsuki. Surnommé le « monstre de la Brume », le partenaire d'Itachi possède un réservoir de chakra digne d'une bête à queues. Portrait.


Un épéiste déserteur de Kiri

Kisame Hoshigaki appartient au clan Hoshigaki de Kirigakure, dont tous les membres connus présentent des traits de requin : dents pointues et reliefs du visage évoquant des branchies. Lui-même arbore des dents triangulaires acérées — un caractère partagé par la plupart des Sept Épéistes de la Brume —, trois séries de marques incurvées sous les yeux, des branchies aux épaules et une chevelure bleue coiffée en aileron. C’était le membre le plus grand de l’Akatsuki, que le Studio Pierrot dessine à 198 cm depuis la première partie.

Le titre de « Monstre de la Brume » lui échoit lorsqu’il entre dans ce corps d’élite, qui a également compté Zabuza Momochi et Mangetsu Hôzuki ; c’est avec ce dernier et avec Suigetsu qu’il noue alors des liens. Sa désertion, elle, a des motifs précis : le Pays de l’Eau le recherche pour un complot visant à renverser son gouvernement et pour plusieurs assassinats, dont celui du daimyô d’un autre pays. En partant, il emporte Samehada et prive du même coup le village de l’une de ses sept lames.

Deux précisions de fiche méritent d’être posées. Le databook lui compte 332 missions officielles : 3 de rang D, 68 de rang C, 154 de rang B, 78 de rang A et 29 de rang S. Sa carnation, ensuite, dépend du support : le manga le dessine vert pâle — les couvertures des volumes 41, 50 et 54 le montrent —, là où l’anime le colore en bleu-gris.

Un jeune ninja à la peau bleue, bandeau frontal et sabre dans le dos, fait face à un homme massif aux longs cheveux orange qui porte une grande arme entièrement bandée
Kisame face à son supérieur des Sept Épéistes de la Brume : c'est en le tuant qu'il emportera la lame bandée que porte ce dernier.

Fuguki Suikazan, le maître qu’il a tué

Fuguki Suikazan est un jônin de Kirigakure et un membre des Sept Épéistes, détenteur de Samehada avant Kisame ; sa génération d’épéistes est présentée comme la plus puissante de l’histoire du village. C’est lui qui affecte son subordonné à la Division de Chiffrement (暗号部, Angôbu), l’escouade de renseignement secrète de Kiri, avec pour consigne de protéger ses camarades — tout en martelant que les codes dont ils ont la charge valent bien plus que la vie de n’importe lequel d’entre eux.

Quand l’escouade est acculée en mission par des ninjas de Konoha menés par Ibiki Morino, maître interrogateur, Kisame applique la consigne au pied de la lettre : il massacre lui-même ses coéquipiers pour que les codes ne soient pas extraits sous la torture. Il ne dispose alors que d’un katana ordinaire, dont la maîtrise lui suffit à venir à bout de tout le groupe.

Plus tard, il découvre que Fuguki vendait de son côté des informations aux villages ennemis. Il le tue — le cadavre est montré empalé par des instruments tranchants reliés à des chaînes — et s’empare de Samehada, que son maître retournait pourtant contre lui. Le Quatrième Mizukage, Yagura, le félicite pour sa loyauté envers Kirigakure. L’ironie est complète : l’homme qui prêchait la primauté de l’information sur les vies humaines était celui qui la bradait.

Dans un souterrain de briques sombres traversé de chaînes tendues, un homme massif aux longs cheveux roux, vu de dos, porte sur le dos une immense lame entièrement enveloppée de bandages ; derrière lui, accroupi, un homme à la peau gris-bleu marquée de traits sous les yeux, bandeau frontal à plaque métallique, la bouche ouverte.
Fuguki Suikazan et son subordonné Kisame Hoshigaki : le porteur de Samehada tombera sous les coups de l'homme qu'il avait lui-même affecté à la Division de Chiffrement.

L’homme masqué et le « monde de vérité »

Tuer un camarade laisse Kisame désabusé et lui fait conclure que le monde entier est bâti sur le mensonge. Sa réplique à Yagura résume ce basculement : avoir tué un ninja de Kiri en tant que ninja de Kiri ne lui laisse plus ni raison d’être ni position, ami ou ennemi, et il se dit conscient que sa vie entière n’a été qu’un mensonge (ch. 507, p. 13).

C’est peu après qu’un inconnu masqué, qui manipulait Yagura dans l’ombre et se présentait sous le nom de Madara Uchiha, l’aborde. Kisame aperçoit son Sharingan et exige qu’il se découvre ; l’homme lui montre alors son visage. Il lui expose ensuite ses motifs et le Plan Œil de la Lune. Kisame reste d’abord sceptique, mais l’idée d’un monde de vérité finit par l’attirer (ch. 507, p. 14-15 et 17).

La boucle se referme après la mort d’Itachi. Tobi vient à sa rencontre et lui révèle son identité ; Kisame le reconnaît, l’appelle « Mizukage » et Madara, et déclare se sentir bien mieux en sachant qui tirait les ficelles. Tobi s’excuse alors de l’avoir laissé, lui dont il était pourtant le plus proche, être le dernier membre de l’Akatsuki à apprendre la vérité.

Sur un pont de bois bordé de rambardes métalliques, dans un ravin boisé sombre, un homme en longue cape noire ornée de nuages rouges, la peau gris-bleu et une longue lame emmaillotée dans le dos, fait face à une silhouette floue au premier plan portant la même cape et un masque orange à spirale.
Kisame face à l'homme masqué : après la mort d'Itachi, Tobi vient lui révéler son identité, et Kisame déclare se sentir bien mieux en sachant qui tirait les ficelles.

Samehada, l’épée vivante

Samehada (« peau de requin ») n’est pas une arme ordinaire : c’est une lame consciente, couverte d’écailles, qui râpe la chair au lieu de la trancher et qui détecte, absorbe puis transfère à son porteur le chakra adverse. Son histoire est longue : les sept lames se transmettent de génération en génération, et l’anime de Boruto fait remonter Samehada à l’ère du Premier Mizukage. Elle échoit à Fuguki, et Mangetsu Hôzuki l’a maniée un temps dans son entreprise de maîtriser les sept sabres.

Sa mécanique est précise. La lame grossit à proportion du chakra avalé : ses écailles s’allongent jusqu’à ressembler à des ailerons et sa bouche, située à la pointe, laisse apparaître des rangées de dents — les bandages qui l’enveloppent servent justement à brider cette croissance. Elle ne capte pas pour autant le chakra ambiant : il lui faut une aura visible ou un contact direct. Killer B note qu’elle peut lui absorber jusqu’à six queues d’un coup, et l’anime lui fait même « manger » une Bombe Bijû version 2.

Elle a des goûts : elle raffole du chakra de Killer B, dont Kisame dit qu’il a un goût de poulpe, et rejette le chakra de nature Feu, « bien trop chaud ». Elle choisit aussi son porteur — des pointes jaillissent du manche pour qui lui déplaît — et finira par préférer le chakra de B à celui de son maître. Chôjûrô la décrit comme la plus terrifiante des sept lames ; devant la planque des Uchiha, Suigetsu Hôzuki, vieille connaissance de Kiri, s’en prend d’ailleurs à Kisame pour la lui prendre, jusqu’à ce que Zetsu interrompe le combat.

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Gros plan sur une main pâle qui serre le manche écaillé d'une arme hérissée de pointes ; les pointes traversent la paume et du sang perle
Samehada choisit son porteur : à celui qui ne lui convient pas, elle oppose les pointes de son manche.

La bête à queue sans queue

Les réserves de chakra de Kisame se situent bien au-dessus de celles des autres membres de l’Akatsuki, et 30 % d’entre elles ont été comparées à celles de Naruto (ch. 260, p. 16). Ce niveau surhumain, conjugué à Samehada, lui vaut le surnom de « bête à queues sans queue » — sans qu’il soit pour autant un jinchûriki. Maître du Suiton, il modifie un champ de bataille entier en y déversant de grands volumes d’eau, et peut fusionner avec sa lame en une forme mi-requin.

Il absorbe le chakra par simple contact : en saisissant Samehada, mais aussi en retournant contre elle-même la technique paralysante d’Aoba Yamashiro. Fusionné à la lame, il soigne ses blessures, refait ses réserves, respire sous l’eau par des branchies apparues au cou et échappe aux capteurs. Sa formule à Killer B tient en une phrase : il devient plus fort en proportion directe de la force de son adversaire, ne se fatigue pas et ne peut être vaincu (ch. 471, p. 15).

Sa résistance se mesure à ce qu’il encaisse : le Lariat version 2 de Killer B, qui lui détruit toute la cage thoracique, puis le Tigre du Zénith de Gaï — après quoi il lui reste assez de force pour briser les entraves de bois suppressives de chakra de Yamato. Le quatrième databook lui reconnaît en outre le Katon et le Fûton en plus du Suiton et du Doton, ce dernier lui servant à voyager sous terre, la pointe de Samehada dépassant comme un aileron.

Une créature grise à tête de requin, aileron dorsal dressé, bondit au-dessus d'une forêt de conifères, bras écartés et mains griffues grandes ouvertes ; sa longue queue part du bassin et s'effile en pointe crantée.
La fusion avec Samehada donne cette forme mi-requin, aboutissement du surnom de « bête à queues sans queue ».

Deux tueurs de proches : le duo avec Itachi

Kisame est apparié à Itachi Uchiha précisément à cause de son passé de tueur de proches et de traîtres : l’organisation compte sur lui pour le surveiller, et les deux hommes se saluent d’abord avec hostilité. Son discours d’entrée en matière donne le ton — les requins éclosent dans le ventre de leur mère et s’y dévorent entre eux, tuant leurs frères dès leur venue au monde —, d’où l’avertissement qu’il lui adresse : se méfier de lui (ch. 508, p. 7).

Le duo tient pourtant, et Kisame s’y range volontiers en second. Il reconnaît Itachi comme le plus fort et le plus intelligent des deux, dit n’être pas de taille contre Jiraya là où Itachi pourrait l’affronter, et n’agit qu’après un ordre ou une permission : il obéit sans discuter quand on lui commande de capturer Kakashi, puis de se retirer. Son sadisme n’est pas de façade pour autant — il propose de couper les jambes de Naruto pour l’emporter, puis ses bras.

L’humour macabre complète le portrait : il surnomme Hidan et Kakuzu le « duo zombie » en référence à leur longévité, et l’anime va plus loin en laissant entendre qu’il les détestait. Sur le terrain, il capture Rôshi, jinchûriki du Yonbi, sans une égratignure, et se dit le meilleur de l’organisation pour ramener une cible vivante. Itachi, lui, le décrit comme un vagabond incapable de trouver sa place ; l’anime le montre attristé en apprenant sa mort.

Deux hommes en manteaux sombres à col haut, coiffés de grands chapeaux de paille coniques d'où pendent des bandes de tissu gris et blanc ; celui de droite, à la peau gris-bleu, sourit les yeux clos, une sangle claire en travers du torse et le manche d'une grande arme dépassant de son épaule.
Kisame et Itachi Uchiha en déplacement : le binôme a été formé pour que le tueur de proches surveille l'Uchiha, et Kisame s'y range volontiers en second.

Trois affrontements avec Gaï, aucun souvenir

La première rencontre a lieu aux abords de Konoha, où le duo est venu enlever Naruto. Asuma Sarutobi occupe Kisame le temps qu’Itachi affronte Kakashi, puis Itachi ordonne à son partenaire de capturer ce dernier et de tuer Asuma et Kurenaï ; Gaï Maito surgit alors et lui décoche un coup de pied au visage. Kakashi tombe inconscient et Gaï le met à l’abri ; Itachi ordonne le repli plutôt que d’engager une bataille de grande ampleur, et les deux hommes s’éclipsent sans se battre, au grand dépit de Kisame.

La deuxième se joue pendant l’extraction du Shukaku. Kisame se porte volontaire pour retenir la Team Guy, et Nagato façonne par Transfert de Forme un double de son corps que Kisame pilote à distance. Le double change le désert en lac, enferme Lee, Neji et Tenten dans des Prisons Aqueuses, puis pousse Gaï à ouvrir la sixième des Huit Portes ; le Paon Matinal y met fin. Kisame regrettera ensuite que ces doubles n’aient disposé que de 30 % du chakra de leurs modèles.

La troisième a lieu sur l’île du Pays de la Foudre. C’est Kisame qui sort de la Cascade de Vérité, et il y tombe sur Gaï, qui le prend d’abord pour son propre moi intérieur, puis pour un poisson-globe. Kisame lance l’Attaque du Mégalodon Suprême, qui grossit du chakra qu’elle absorbe, mais le Tigre du Zénith — du taijutsu pur, rien qu’une pression d’air — la traverse sans ralentir. Ce qui le blesse n’est pas la défaite : il hait Gaï depuis leur première rencontre, et Gaï, mauvais physionomiste de son propre aveu, ne l’a jamais replacé. Après sa mort, Gaï jurera de retenir ce nom toute sa vie.

Dans une gerbe d'eau bleue striée de traits de vitesse, un homme en longue cape noire ornée de nuages rouges est projeté à la renverse, sa grande lame enveloppée de bandages lui échappant vers la gauche, tandis qu'un homme en combinaison verte et gilet tactique achève un coup de pied, une main ouverte tendue devant lui.
Première des trois rencontres : Gaï Maito surgit et décoche son coup de pied à Kisame, avant qu'Itachi n'ordonne le repli sans engager le combat.

Les deux leurres et la vraie mort

Deux dispositifs distincts ont fait croire à sa mort, et il faut les séparer. Lors du sauvetage du Kazekage, c’est un double télécommandé, façonné par le Transfert de Forme de Nagato et ne disposant que de 30 % de son chakra, que la Team Guy met à terre. Pendant l’arc du Sommet des Cinq Kage, en revanche, Zetsu révélera que le corps décapité par le Double Lariat de Killer B et du Quatrième Raikage était l’un de ses clones blancs, substitué à Kisame sous couvert de l’encre dont B avait obscurci le dôme d’eau.

Sa fin véritable survient sur l’île. Ramené inconscient, il est entravé par Yamato pendant qu’Aoba Yamashiro lit sa mémoire pour en tirer des renseignements sur l’Akatsuki. Quand la lecture atteint le visage de Tobi et sa promesse d’en finir avec le monde de mensonges, Kisame se mord la langue pour se réveiller et brise ses liens. Konoha et Kumo tentent de le maîtriser ; il s’enferme lui-même dans une Prison Aqueuse pour que personne ne puisse l’en empêcher, puis invoque trois requins qui le dévorent.

Ses dernières pensées vont à Itachi et à leur première rencontre : il meurt en souriant, convaincu de n’être finalement pas si abject, puisqu’il a donné sa vie plutôt que de livrer ce qu’il protégeait. Yamato aura du mal à croire à une mort aussi noble, qu’il a pourtant vue. Samehada, restée à Killer B, pleure son maître ; plus tard, un Itachi ramené par l’Edo Tensei comprend d’un seul regard, en voyant la lame entre les mains de B, que son partenaire est mort.

Dans une grande bulle d'eau, une silhouette agenouillée est encerclée par plusieurs requins ; au premier plan, un ninja en tenue verte tend la main vers la sphère
Sa fin réelle : Kisame invoque les requins qui le dévorent, pour emporter avec lui les secrets de l'Akatsuki.

Le parchemin qui a survécu à son porteur

La cachette était parfaite : Kisame affirmait que son chakra et celui de Samehada étaient devenus identiques à force de cohabitation, au point qu’aucun capteur ne pouvait le repérer. C’est donc Killer B lui-même qui a rapporté la lame — et son passager — à Kumogakure. Pendant que B suit d’une oreille distraite une réunion de tactique préparant la Quatrième Grande Guerre Ninja, Kisame prend note des plans du village et de sa force militaire.

Sur l’île, Naruto finit par percevoir sa haine à l’intérieur du sabre malgré les signatures identiques. Découvert et en infériorité numérique, Kisame tente de fuir ; Samehada l’abandonne pour retourner à B. Il gagne le rivage, invoque un requin et lui confie le parchemin, puis noie la scène sous un millier de requins dévoreurs pour que le messager s’échappe. Le rouleau était en outre piégé : ceux qui l’ouvrent se retrouvent chacun enfermé dans une Prison Aqueuse avec un requin, tandis qu’un autre requin repart avec le document.

Le parchemin est bel et bien parvenu à Zetsu, et c’est ce qui fait de cette mort une victoire. Il contenait l’organisation complète des Forces Ninjas Alliées ainsi que la position de Naruto et de Killer B, ce qui a permis à Kabuto Yakushi de se lancer à leur poursuite. La même information a servi à Tobi pour bâtir la stratégie destinée à faire sortir les jinchûriki de leur cachette.

De nuit, un grand requin gris-violet à ventre blanc émerge d'une mer sombre striée de reflets blancs, aileron dorsal dressé ; à côté de lui, immergé jusqu'à la taille, un homme torse nu à la peau gris-bleu, marqué de fentes branchiales sur les épaules, baisse les yeux vers l'animal.
Sur le rivage, Kisame invoque un requin et lui confie le parchemin : le document parviendra bel et bien à Zetsu, ce qui fait de cette mort une victoire.

Le premier chapitre du roman Akatsuki Hiden

Le roman Akatsuki Hiden : Éclosion des fleurs du mal, écrit par Shin Towada et illustré par Masashi Kishimoto, est le sixième et dernier volume de la série Naruto Hiden. Son premier chapitre, « Hypericum Erectum », s’ouvre sur Itachi et Kisame réfugiés pour la nuit dans une grotte, le soir de l’anniversaire de la chute du clan Uchiha. Kisame vient s’assurer que son partenaire ne songe pas à déserter — la raison d’être, plaisante-t-il, de tous les binômes de l’Akatsuki —, avant d’ajouter qu’il n’aurait de toute façon aucune chance contre lui, mais qu’il mourrait volontiers de sa main.

Une brume envahit ensuite les lieux : des traqueurs de Kiri. Pris dans une Prison Aqueuse avant d’avoir pu dégainer, Kisame s’en libère par une Vague Explosive et les tue tous. Deux mercenaires prennent le relais, Kiiro et Kodaka : le premier l’aveugle sous une pluie sombre, le second le crible d’aiguilles de foudre qui laissent des pustules gonflées. Kisame comprend à l’aspect des plaies qu’il est empoisonné et se râpe lui-même la chair atteinte avec Samehada, spectacle qui glace Kodaka. Le Tsukuyomi d’Itachi met un terme à l’assaut.

C’est son passé à la Division de Chiffrement qui dénoue l’affaire. Le lendemain, les deux hommes croisent une abeille venimeuse porteuse d’un papier vierge ; Kisame reconnaît le procédé, imprègne la feuille de son chakra et fait apparaître une lettre adressée à une famille. Ils en déduisent que l’un des frères contrôle les abeilles à la manière du clan Aburame, et que le poison ne devient mortel qu’à la seconde piqûre. Kisame ayant déjà été piqué une fois, Itachi renonce à les laisser filer.


Tableau récapitulatif

Aspect Détail
Village Kirigakure (déserteur de rang S)
Surnom Le monstre de la Brume
Organisation Akatsuki, partenaire d'Itachi
Arme Samehada, l'épée vivante dévoreuse de chakra
Particularité « Bête à queue sans queue » (chakra colossal)
Fin Suicide par requins pour protéger l'Akatsuki

FAQ

  • Qui est Kisame dans Naruto ?
    Un déserteur de rang S de Kirigakure, ancien des Sept Épéistes de la Brume, membre de l'Akatsuki et partenaire d'Itachi.
  • Qu'est-ce que Samehada ?
    Une épée vivante et consciente qui absorbe le chakra de l'adversaire pour le transférer à son porteur, et qui choisit elle-même son maître.
  • Pourquoi Kisame est-il appelé « bête à queue sans queue » ?
    Parce que ses réserves de chakra colossales, alliées à Samehada, rivalisent avec celles d'un jinchûriki, alors qu'il n'en est pas un.
  • Kisame est-il vraiment mort décapité ?
    Non : cette première mort était un leurre (un clone). Le vrai Kisame se cachait dans Samehada ; il se suicidera plus tard en invoquant des requins.
  • Qui était le partenaire de Kisame à l'Akatsuki ?
    Itachi Uchiha, avec qui il formait l'un des binômes les plus redoutés de l'organisation.

En résumé

Brute loyale à sa cause plus qu'à sa personne, Kisame est l'un des adversaires les plus physiques de Naruto — et la preuve qu'une simple épée peut voler la vedette à son porteur.

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